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The Wasp Woman - Jim Wynorski - 1995 (Forbidden Beauty, Roger Corman Presents 'The Wasp Woman')

Mutants homme-animal >> Beauté interdite - Jim Wynorski - 1995

  

    

  

Jaquette Informations Notations
     
The Wasp Woman Titre : The Wasp Woman

Aka : Forbidden Beauty ; Beauté interdite
Roger Corman Presents 'The Wasp Woman'
Genre : Morphing en folie
Pays : Etats-Unis
Année : 1995
Durée : 87 min
Réalisateur : Jim Wynorski
Acteurs : Jennifer Rubin, Doug Wert,
Daniel J. Travanti, Melissa Brasselle,
Maria Ford...

Carcharoth :

Magnus Belluci:

 


 

Résumé :

'Janice Starlin, est mannequin pour une grande marque de cosmétiques. Approchant de la quarantaine, les investisseurs choisissent à sa place un modèle plus jeune. Désespérée, Janice consulte un scientifique qui travaille sur des hormones de guêpes et accepte d'être le premier cobaye humain de ce traitement. Le résultat ne se fait pas attendre, Janice parait maintenant avoir 25 ans, mais de terribles effets secondaires sont à venir...

Dans un premier temps, je m’excuse de n’avoir toujours pas vu le film original dont est tiré ce remake, mais je remédierais à cela un de ces jours. Quoiqu’il en soit, la production que je tiens entre les mains est loin d'être de ce qui se fait de mieux dans le genre mutation homme-animal.
Produit par monsieur Roger Corman (le réalisateur du premier La Femme guêpe en 1960) et réalisé par un de ses poulains, Jim Wynorski (The Bone Eater, Cry of the Winged Serpent, Gargoyle), The Wasp Woman débute sur une intro très typée téléfilm… et vérification prise, il s’agit bien d’un téléfilm! Janice Starlin approche la quarantaine et déjà, des employés (du genre un employé pas très futé qui dit qu'elle ressemble à sa mère alors que Janice n'est pas bien loin) et collègues de travail commencent à trouver qu'il faudrait une nouvelle mannequin pour représenter la gamme de cosmétique. Ce qui la motive à rendre visite au docteur Zinthorp, dont les expériences de recherche sur le venin des guêpes l’on amené à penser que la substance pourrait avoir des vertus de fontaine de jouvence. Après des tests sur des souris, puis sur un chat (qui va se transformer en guêpe), voilà que Janice expérimente le produit sur elle-même et va devenir peu à peu dépendante de ce sérum de jeunesse, qui va la transformer à son tour en grosse guêpe géante avec des boules. Côté scénario, on pense bien évidement au premier The Wasp Woman, mais on peut aussi le rapprocher de L'Invasion des femmes abeilles (femme-insecte avec grosse libido) et de La Mouche (pour l'aspect métamorphose physique).

La première attaque met en scène le fameux chat-guêpe, qui va attaquer le chauffeur s'occupant de rapatrier les guêpes au docteur. Alors que le conducteur se débat avec une marionnette de plastique, s'en suit un accident riche en explosions.
Seconde attaque, toujours avec notre matou-guêpe qui va s'en prendre cette fois-ci au docteur. Zinthorp entend des miaulements de son chat, se lance à sa poursuite, se retrouve ensuite coincé dans un tunnel après que la grille, trop bien huilée, se soit refermée toute seule derrière lui. Et là, notre guêpe passe à l'offensive, via des trucages miteux qui me font penser que même les incrustations de vol des moustiques dans Mosquito étaient mieux foutus que ça.
Après ça, on se concentre davantage sur notre mannequin-guêpe qui devient peu à peu parano à cause de son mari ou de ses collègues, et dont sa seule envie est de les croquer un à un (mention à une des agressions où le type se fera carrément bouffer la bite).

Côté casting, notre Janice Starlin est interprétée par Jennifer Rubin que vous avez peut-être vu dans Screamers (sorti la même année), dans A nightmare on Elm Street 3 : Dream Warriors pour sa première apparition à l’écran, ou même dans Full Eclipse. Le reste du casting est composé d’ habitués des réalisations de Wynorski, tel Jay Richardson (L'Ile des komodos géants, Tomb of the Werewolf, A.I. Assault) qui joue le connard qui veut s'en mettre plein les poches et devenir l'unique patron de la compagnie. Il y a aussi la plantureuse Melissa Brasselle (L'Ile des komodos géants, Raptor, Cheerleader Massacre) dans le rôle de la gentille secrétaire aux belles formes, mais qu’importe puisque de toute manière, les personnages n'ont pas une psychologie très développée, comme dans la plupart des films de ce genre. Ici, la plastique des actrices est la seule chose mise en avant.

Et qu'en est-il de la femme-guêpe ? Comme le démontre plusieurs de nos captures d'images, elle est tout droit sorti de chez un marchand de costumes d'Halloween. Malgré quelques mandibules ou pattes qui bougent par ci ou par là, elle est beaucoup trop rigide cette guêpe, dont on retiendra essentiellement l’énorme « décolleté » dont elle est affublée, bien plus en tout cas que ses attaques qui ne sont pas vraiment réussies. Et ce, jusqu’au final bien futile (qui est l'imbécile qui laisse traîner de la dynamite dans une caverne ouverte au public?!), durant lequel notre femme-guêpe se résout à crever après avoir fait un flashback du temps où elle vivait prospère avec son mari... Que de sentiments! Ah c'est vrai! Où est passé ce foutu matou-guêpe?

Téléfilm à l'eau de rose sentant le vite-fait mal-fait, ce qui n’étonnera aucun habitué des films de Jim Wynorski, qui est tout de même capable de faire bien pire, il n’y a qu’a voir son Sea Ghost - La Créature Des Abysses pour s’en convaincre. Quelques scènes moins ratées que le reste permettent de se consoler un peu, mais mieux vaut à priori se tourner vers l’original d’après la critique de Carcharoth. De mon côté, je trancherai une fois ce dernier en ma possession

Magnus Bellucci le 18/02/2008

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