| Jaquette |
Informations |
Notations |
| |
|
|
 |
Titre : The Werewolf of Woodstock
Genre : Loup-garou vs hippies
Pays : Etats-Unis
Année : 1975
Durée : 66 min
Réalisateur : John Moffitt
Acteurs : Tige Andrews, Belinda Balaski,
Ann Doran, Meredith MacRae,
Michael Parks... |
Carcharoth :
 |
| |
|
|
|
|
Résumé :
'Sur le site du célèbre concert de Woodstock, une décharge électrique transforme un habitant du coin en loup-garou meurtrier. Et comme cet homme n’aimait déjà pas les hippies en temps normal, imaginez la suite…
Après avoir été confronté à Frankenstein, des vampires, des bikers , de jeunes jouvencelles et tout un tas d’autres personnages plus ou moins recommandables issus de diverses périodes de l’histoire, il manquait tout de même un type de proies particulières au tableau de chasse du loup-garou : les hippies.
Voilà qui est réparé grâce à John Moffitt, plus connus pour son poste de producteur de spectacles à la télévision américaine qu’en tant que réalisateur, qui nous livre avec son The Werewolf of Woodstock, une production hallucinante, sans doute imaginée lors d’une soirée bien alcoolisée.
 |  |
Le festival de Woodstock est bel et bien terminé, et Bert, un habitant bourru du coin qui ne peut pas blairer les hippies, leurs pétards, leurs fleurs et leurs cheveux gras, est plutôt satisfait. Il en profite tout de même pour aller démonter la scène (enfin, le semblant de scène, le budget limité n’ayant pas permis de pouvoir acheter trop de planches) de ses propres mains pour se calmer les nerfs. Mais dans sa rage, ne sachant plus très bien ce qu’il fait, il saisit un câble électrique et reçoit une décharge à vous réveiller un mort… Ce choc aura eu pour effet de transformer Bert, non-pas en Raiden, quoique Christophe Lambert aurait tout à fait eu sa place dans une production de cette trempe, mais bel et bien en loup-garou. Se nourrissant dans un premier temps des animaux de ferme gambadant dans les alentours, il ne va pas falloir longtemps pour que la créature flaire une odeur nauséabonde, une chose qu’il haït par-dessus tout… vous l’aurez compris, des hippies. En effet, un groupe de babas cool est revenu sur ce lieu mythique afin d’enregistrer la démo de leur groupe, chargé des puissantes vibrations de l’endroit (si si, c’est un truc métaphysique que l’on ne peut comprendre qu’après avoir ingurgité une dose massive de LSD.).
Un scénario pour le moins amusant, n’ayant pu naître que dans les extravagantes années 70, qui finalement dessert un film qui l’est tout autant, tant les incohérences et autres absurdités phénoménales pullulent dans le récit. Il faut vraiment le voir pour le croire.
Tourné en vidéo, façon brute de décoffrage, ce qui donne un côté très sitcom bien lissé à l’ensemble, d’autant plus que les mouvements de caméra sont quasi inexistants, affublé d’effets spéciaux lamentables, de dialogues pas vraiment intéressants, The Werewolf of Woodstock parvient tout de même à captiver le spectateur, enfin hypnotiser serait sans doute le terme adéquat. Tout y est tellement absurde, mal joué et exagéré, que l’on a vraiment l’impression d'assister à un délire entre potes plutôt qu’à une production télévisée vraiment sérieuse.
Sous la houlette de Dick Clark (qui ne doit pas souvent s’en vanter lors de ses soirées mondaines) et donc produit par ABC, qui n’en est pas à son coup d’essai dans les productions fantastiques animalières, puisque l’on peut retrouver dans la longue liste de leurs titres l’assez mauvais Maneater, The Werewolf of Woodstock ira rejoindre sur les grilles de la chaîne des titres comme Shark Kill et Maneaters are Loose!. De là à comparer l’ABC des années 70, pour ce type de productions en tout cas, à l’actuelle Sci-Fi Channel que nous connaissons malheureusement trop bien, il n’y a qu’un pas…
Le réalisateur se permet de réunir ici un casting assez alléchant, à se demander ce que sont venus faire dans cette histoire Belinda Balaski (Locusts, Piranha, The Food of the Gods, The Howling etc.), Michael Parks (The Savage Bees, From Dusk Till Dawn, Kill Bill) ou encore Tige Andrews, Ann Doran et Harold J. Stone, comédiens dont la carrière télévisée est plutôt bien chargée.
Le loup-garou ne ressemble pas à grand-chose, son masque aux cheveux hirsutes, ses moufles marron affublées de fausses griffes et les grognements idiots qui l’accompagnent lors de ses folles courses dans les bois n’aident pas vraiment à le rendre effrayant. Ses réactions sont tout aussi étranges, tissant même un lien affectueux avec une des beatniks qu’il a enlevée, ce dernier ne fera par contre pas beaucoup de victimes tout au long du récit. Les poursuites manquent cruellement de rythme, les attaques sont confuses et peu violentes, et la traque finale provoquera quelques fous rires bienvenus faute de distiller la moindre tension.
 |  |
| The Werewolf of Woodstock est véritablement un très mauvais film, mais c’est à la fois une expérience unique, absurde et rigolote tellement rare dans le monde des films de lycanthropes, qu’il serait dommage de s’en priver. À condition bien entendu de pouvoir mettre la main dessus, ce qui n’est pas une mince affaire. A voir assis sur un bon pack de bières. |
Carcharoth le 03/05/2007
Galerie :