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Titre : There was a Little Girl
Aka : Madhouse
Genre : Chien fou
Pays : Italie
Année : 1981
Durée : 90 min
Réalisateur : Ovidio G. Assonitis
Acteurs : Trish Everly, Michael MacRae,
Dennis Robertson, Allison Biggers,
Morgan Hart... |
Note de Carcharoth :
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Résumé :
'Julia est enseignante dans une école pour enfants malentendants. Elle à enfouie en elle un passé assez sombre dans lequel sa sœur jumelle, Mary tient une place importante. Ces souvenirs vont remonter à la surface lorsqu’elle décide de rendre visite à sa sœur dans un hôpital psychiatrique. Cette dernière est atteinte d’une maladie inconnue est complètement défigurée par le mal qui la ronge. L’anniversaire de Julia approche à grand pas et Mary s’échappe de l’hôpital avec l’aide de son chien…
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Derrière ce Madhouse, on retrouve le célèbre Ovidio G. Assonitis, un nom qui ne nous est guère inconnu dans le milieu du cinéma bis. Producteur de films indépendants, scénariste, ce dernier va rapidement se lancer dans la réalisation en commençant par divers rip-off, notamment avec Beyond the Door s’inspirant de L’exorciste ou encore Tentacoli, qui n’est autre qu’un Jaws un peu plus gentillet dans lequel une pieuvre à pris la place du requin. Assonitis est également crédité dans la réalisation de Piranha II : the Spawning, dont il était le producteur avant de prendre la place de James Cameron et de terminer la post production du film lui même. Voila en gros de quoi cerner le personnage pour les curieux à qui ce nom ne disait rien.
Avec Madhouse il se contente également d’appliquer un recette qui fonctionne, prendre quelques idées à droite et à gauche afin d’en faire un film à part entière.
Puisant à la fois chez Argento ou De Palma des idées scénaristiques ou des tics de mise en scène, il s’abreuve aussi de références provenant de la vague des slashers américains qui commencent à prendre à l’époque une certaine ampleur, et de films d’agressions animales, dont le nombre de productions commencent par contre un peu à décliner.
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Pourtant Madhouse est loin d’être mauvais, le réalisateur nous offre ici un film qui tient ses promesses malgré quelques problèmes de rythme et de pistes trop peu exploitées. Assonitis se contente malheureusement du strict minimum, et cela semble être contagieux puisque le compositeur, Riz Ortolani propose non seulement une musique qui ne colle pas vraiment à l’ensemble, mais surtout réutilise des morceaux de partitions qu’il avait composé pour Cannibal Holocaust. Bref un film vite fait bien fait, dans la plus pure tradition du cinéma bis transalpin.
De ce fait, Madhouse ne se révèle finalement être qu’un simple slasher dans lequel le tueur partage l’affiche avec un chien féroce, baignant dans une ambiance au sein de laquelle on peu déceler de nombreuses inspirations découlant du cinéma italien des 70’s.
Le rythme un peu lent du film parvient, malgré quelques passages ennuyeux, à créer un climat oppressant, le réalisateur utilisant habilement les codes du genre. Dommage qu’il ne profite pas de ces temps morts pour développer un peu mieux et le lien étrange qui lie les jumelles et les personnages secondaires. Ces derniers ne sont guères attachants : entre le petit ami au regard vitreux, le prêtre à moitié illuminé et une voisine timbrée il y avait de quoi susciter un peu plus d’engouement pour cette histoire de vengeance sadique. La dernière partie du film vient par contre un peu nous tirer d’une douce somnolence, malgré un rebondissement auquel nous sommes bien trop habitué aujourd’hui : le second tueur que personne n’avait vu venir…
La scène de l’anniversaire tant attendue, le réalisateur appuyant lourdement durant le récit sur cette fameuse date fatidique, apporte une petite touche de folie à l’ensemble même si à l’instar de la musique elle ne colle pas vraiment au reste du métrage, mais donnant un petit côté sympathiquement décalé à l’ensemble.
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Reste tout de même quelques belles scènes dans lesquelles la violence prédomine. Les meurtres liés à l’animal sont assez féroces et sanglants, et le réalisateur n’hésite pas non plus à faire mettre à mort un enfant par le rottweiler, même si cela est amené de manière suggérée, ou à montrer un chien tué à l’aide d’une perceuse, dont la mèche bruyante s’enfonce dans le crâne. Un traitement rendu de manière assez sanglante à l’image ; Madhouse n’est pas avare en sang déversé lorsque cela est nécessaire, même si les meurtres ne sont guères originaux par contre. Entre les coups de couteaux et les attaques à la gorge de l’animal, seuls quelques petits écarts comme une main arrachée viendront briser cette monotonie.
Les effets spéciaux sont de bonne tenue, et même si par moment ils ont un rendu un peu faux, on ne tombe jamais dans le grotesque. Le chien, toutes dents dehors, parvient sans peine à être effrayant, grognant sauvagement les babines retroussées, et ses assauts féroces sont correctement mis en scène, même si la marionnette que l’on aperçoit lors des plans rapprochés ne fait pas toujours illusion et que l’on devine sans mal les rembourrages de protection sous les vêtements des acteurs lorsqu’un vrai animal est utilisé.
| Il est vraiment dommage qu’Assonitis n’ai pas profité de tout le potentiel qu’offrait le scénario pour nous concocter un film un peu plus abouti. Il n’en demeure pas moins que Madhouse reste une production tout à fait honnête, un slasher plaisan à visionner et proposant quelques frayeurs bien senties, ce qui justifie pleinement d’y jeter un œil au moins une fois. Etrange par contre que l’on ait plus entendu parler par la suite de l’actrice principale, Trish Everly qui semble avoir disparu du milieu cinématographique après ce film. |
Carcharoth le 05/08/2006
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