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Titre : They Crawl
Aka : Crawlers ; Projet Lazarus
Genre : Cafards meurtriers
Pays : Etats-Unis
Année : 2001
Durée : 93 min
Réalisateur : John Allardice
Acteurs : Daniel Cosgrove, Tamara Davies,
Dennis Boutsikaris, Ken Lerner,
William Keane... |
Carcharoth :
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Résumé :
'Une détective,un hacker et un homme qui cherche a venger la mort de son frère font équipe contre une armée de cafards meurtriers.
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Dans la grande famille des nuisibles dont les méfaits sont portés à l’écran, les cafards tiennent généralement une bonne place parmi les espèces qui répugnent les éventuels spectateurs. Si récemment They Nest parvenait à ses fins malgré un traitement des plus classiques, il n’en est malheureusement rien concernant They Crawl.
Pourtant tout n’était pas perdu d’avance. Le genre des « Nature runs amok movies » est généralement assez codifié, et bien pu de réalisateurs ou de scénaristes prennent le risque de s’éloigner d’une trame plus que balisée. Sans innover pour autant, They Crawl propose tout de même une alternative reposant sur quelques éléments scénaristiques un peu plus fouillés. Il est par contre vraiment dommage que l’ambition affichée au départ ne soit finalement pas exploité, laissant ainsi retomber le film dans l’anonymat des innombrables productions qui encombrent nos étagères.
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L’invasion silencieuse reprend à peu près le schéma d’un épisode d’X-Files, c'est-à-dire une mise en bouche intrigante (et ici assez spectaculaire), suivie d’un enquête plus ou moins élaborée, nous distillant au compte-gouttes les informations nécessaires à la compréhension des évènements qui nous sont présentés. Ici seule la dernière partie tranche vraiment avec le reste, virant sans prévenir dans le film de monstre grand guignolesque. Mais cette histoire de cafards mutants qui menacent le monde ne se révèle pas être des plus palpitantes. La conspiration dont il est question ne nous surprend guère, et les pistes scénaristiques qui pourraient se montrer intéressantes disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues, laissant parfois place à des idées plutôt farfelues.
A part la séquence d’introduction relativement efficace, les apparitions à l’image des insectes, peu nombreuses, ne sont pas d’une réussite exemplaire… là où des productions comme They Nest, l’épisode de Creepshow intitulé « They're Creeping Up On You » ou encore Voyage au bout de l’horreur faisaient mouche grâce à la présence de cafards, réels ou numériques, crédibles et donc plus que repoussants, il est ici difficile d’être effrayé par des CGI uniformes qui font ressembler les envahisseurs rampants à de vagues points noirs glissants sur le sol.
Le final est également un bel exemple de ce que peu faire comme ravages l’abus de drogues ou d’alcool chez les scénaristes, qui prend forme ici d’une manière inattendue : des milliers de cancrelats s’unissent en une masse grouillante, prenant peu à peu la forme d’un insecte à leur image, mais gigantesque. Erreur qui fait malheureusement sombrer They Crawl dans la science-fiction la plus totale, s’éloignant ainsi du ton plus ou moins plausible qui fait généralement la force des films du genre. On n’y croait de toute manière pas une seconde jusque là, mais il fallait en tout cas souligner la manière ingénieuse avec laquelle il est possible de saborder un film avec une seule idée absurde.
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Sans être catastrophique le casting ne permet pas d’apporter un semblant d’intérêt au reste, même si l’on se demande comment Micke Rourke à atterri ici, question qu’il semble lui-même se poser tant il semble peu attentionné à ce qui se passe autour de lui.
Des dialogues risibles, un scénario très mal exploité, des acteurs plus que moyens, des effets spéciaux loupés, pas une goutte et au final très peu d’insectes à se mettre sous la rétine, il aurait été difficile avec ces ingrédients faisandés d’obtenir un bon film. Et en effet il n’y à pas grand-chose de positif à retenir de ce They Crawl… qui trouvera parfaitement sa place en seconde partie de soirée sur une des nombreuses chaînes câblées ravies de nous offrir ce qui se fait de pire dans le genre…
Carcharoth le 21/11/2006
Galerie :
Eh bien pour ma part, je trouve que la fin remonte le niveau (niveau qui reste très bas), c'est sûre que c'est pas crédible ce cafard géant composé de petits qui pousse des hurlements qui ne ressemblent en rien au son que produisent les cafards. Mais elle a le mérite de divertir cette fin contrairement aux conversations de monsieur et madame qui ne font ni rire ni pleurer.