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Insectes rampants >> Éclosion - Ellory Elkayem - 2000

  

    
Jaquette Informations Notations
     
They Nest Titre : They Nest

[Aka : Éclosion ; Creepy Crawlers
-] Genre : Cafards mortels
Pays : Etats-Unis
Année : 2000
Durée : 92 min
Réalisateur : Ellory Elkayem
Acteurs : Thomas Calabro, Dean Stockwell,
John Savage, Kristen Dalton,
Tom McBeath...

Carcharoth :

Magnus Belluci :
 


 

Résumé :

'Le docteur Ben Cahill, fraîchement débarqué sur l'île d'Orrs Island, est confronté à d'étranges événements et des morts mystérieuses. En autopsiant un des corps, il découvre que des cafards meurtriers se développent dans la cage thoracique des victimes. L'invasion destructrice se prépare mais sur l'île personne ne veut le croire...

They NestThey Nest

Après une courte introduction ou un homme mal en point est balancé en mer on bifurque immédiatement sur un passage du film très typé Urgences, dans lequel on nous présente notre bon chirurgien et ses quelques soucis (accrocs à l’alcool en cure de désintoxication, fraîchement divorcé et devant prendre des vacances forcées…). Celui-ci va donc débarquer sur une île où il possède une résidence secondaire, mais venant de la ville il est très mal accueilli par les autochtones, des pêcheurs qui passent leurs journées à picoler en plus, le sevrage va être difficile…

They NestThey Nest

Pour couronner le tout, le fameux cadavre balancé à la flotte va venir échouer sur les rivages de l’île, apportant avec lui les fameux cafards que l’on voit sur la jaquette. Comme le dit justement l’électricien du village, les gens de la ville prennent vraiment la mer pour une poubelle (hop on tient le message écologique du film, il ne fallait pas le louper car c’est le seul).
Le film met un petit moment à démarrer, prenant son temps pour nous présenter les divers protagonistes, le docteur Ben Cahill donc (Thomas Calabro : Exterminator 2, Melrose Place…), la très charmante Nell Bartle (Kristen Dalton (rhaaa !!) : The Wolves, The Dead Zone…), femme dégourdie qui participe à de nombreuses tâches sur l’île, le trop gentil Shérif Hobbs (Dean Stockwell : le bon vieux Al de la série Code Quantum, The Dunwich Horror…), et tous les marins pêcheurs alcooliques du coin assez antipathiques (mais qui restent au final de braves bougres).

Les présentations sont faites, passons à ce qui nous intéresse ici, les cafards. Bien sur il fallait trouver quelque chose qui permette au film de se démarquer un peu de Bug, nous avons donc ici à faire à une espèce bien plus dangereuse que les insectes de la région, en provenance direct d’Afrique (c’est fou ce qu’il y a comme saloperies là-bas, après l’Amérique du sud je pense que c’est l’endroit le plus utilisé dans les films d’invasion animales pour la provenance d’animaux ou d’insectes tueurs…). Ces derniers agissent souvent en groupe ordonné, mordent leur proie pour la paralyser afin qu’une reine puisse venir y pondre des œufs et que les larves puissent se nourrir de leur hôte (sans doute un petit hommage à Alien).

Les scènes qui mettent en jeu ces bébêtes sont particulièrement réussies, et sont assez répugnantes pour un téléfilm finalement, et suffisamment nombreuses pour que l’on ne s’ennuie pas. Le nombre de morts est croissant et l’invasion de l’île va pouvoir se mettre en place rapidement. Ici pas vraiment de scènes gores, d’explosions abdominales et autres (dommage) mais on voit un peu de sang quand même, c’est toujours ça de pris. Le mélange insectes réels – CGI est de très bonne facture (nous sommes loin du ridicule de They Crawl), que se soit pour les cafards rampants et les volants vers la fin (seul l’idée de la reine est sous exploitée).

They NestThey Nest

Le film dégage au final une bonne ambiance, teinté d’un humour de situations efficace et nous montre de nombreuses attaques avec son lot de morts. Le seul problème vient des quelques raccourcis scénaristiques employés et de quelques idées non exploitées. La séquence finale est également très prévisible mais ça reste toujours efficace, laissant présager le pire.
Ellory Elkayen (Eight Legged Freaks, et prochainement Return of the Living Dead 4 & 5) nous offre ici un divertissement de bonne facture, peuplé d’insectes qui répugnent généralement assez les gens (du moins je ne connais personne qui adore les cafards).

Carcharoth le 04/11/2005

They Nest

Ça démarre sur les chapeaux de roues avec un gars balancé à la mer par ses collègues, trop sympa le bain de minuit, on ne sait trop pourquoi mais manifestement le secret est dans le corps du pauvre bougre. Puis ça s’enchaîne sur un ersatz de Urgences, mais sans le Dr Ross, où notre héros failli à son serment d’Hypocrate et se voit contraint forcé à prendre des vacances.

Le décor du film sera ensuite rapidement planté, et les personnages de même. En gros tout se passera sur une île peuplée de cul terreux alcooliques. Sur une première partie plus axée sur l’interaction entre les différents personnages et des petits tracas qu’ils vont avoir, on aperçoit ici et là les insectes qui seront la cause de tous les troubles futurs. Et évidemment on a le droit à quelques morts mystérieuses mais comme le héros est docteur, figurez vous qu’il va vite se douter que ça tourne pas rond ici.

La mise en scène est plutôt efficace et le réalisateur sait bien gérer ses acteurs, même si on ne note rien de spécial de ce côté là. C’est pas mauvais certes, mais pas d’oscar de prévus pour eux et on le comprendra aisément. On en dira de même pour la mise en scène, et même si les éclairages sont largement meilleurs que ceux qu’on peu trouver dans un téléfilm, on a le droit à un boulot très classique et académique. Donc fait comme il faut sans extravagance.

They NestThey Nest

Par contre contrairement à beaucoup d’autres mauvais films d’attaques d’insectes, là les effets spéciaux sont très réussis, et on y croit vraiment. Déjà ce qu’on peut voir, quand il y a foultitude d’insectes, est très bien fait. On notera un bon boulot sur le son, avec des sonorités peut être exagérément fortes quand les bestioles galopent sur le bois, mais qui donnent une touche encore plus réaliste à l’ensemble.

Ensuite même si la multiplication et la croissance des insectes semblent un peu rapide, on peut se dire qu’avec les ellipses faites dans le film ça pourrait quand même coller. Pas trop d’esbroufe tout au long du film, quelques scènes quand même assez fortes (comme les insectes qui grimpent l’escalier pour s’en prendre au shérif), mais le réalisateur craque sur la fin en faisant magiquement voler les bestioles qui s’étaient jusque là contenter de galoper.

Pas d’explication à cela, et de toute manière on s’en fout c’est le coup de pipeau magique de la fin où la panique sera générale, où on voit l’acte de bravoure de malade du docteur, qui nous a bien eu à avec sa flasque de café, et où en fait tout sera bâclé.

Et comme on est dans un film américain il faudra une explosion, explosion qui plus est, qui détruira tous ces vilains insectes. Hissez le drapeau. Pas de conclusion, juste une ouverture facile pour une improbable suite. Dommage que tout s’emballe sur la fin car le film est globalement bien mené, pas trop chiant sans être exceptionnel. Un bon moment de détente et c’est déjà pas mal.

Ratapoil le 04/11/2005

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