Requins >> Up from the Depths - Charles B. Griffith - 1979
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Informations |
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Titre : Up from the Depths
Aka : Jurassic Jaws
Genre : "Requin" géant
Pays : Philippines/ Etats-Unis
Année : 1979
Durée : 75 min
Réalisateur : Charles B. Griffith
Acteurs : Sam Bottoms, Susanne Reed,
Virgil Frye, Kedric Wolfe,
Charles Howerton... |
Carcharoth :
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| Trailer |
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Résumé :
'Un représentant d'une mystérieuse espèce de requin, encore inconnue à ce jour fait surface près des côtes d'Hawaii. De nombreuses attaques permettent aux gens du coin de se rendre compte de sa présence, au grand dam du directeur du palace de luxe qui donne sur les plages. Un baigneur ressort de l’eau recouvert d’intestins, le cadavre d’un requin est retrouvé étrangement mutilé, une main tranchée est découverte sur des récifs par un plongeur… quelque chose ne va pas… Pourtant, les vacanciers sont bien présents, et n’hésitent pas, faute d’information, à aller se baigner, plonger à la recherche de trésors enfouis, jusqu'à l’inéluctable.
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Petit retour en 1979. Alors que Les Dents de la mer a eu le succès que l'on connaît en 1975, suivi trois ans plus tard par l’excellent Les Dents de la mer 2, le nombre de films s'inspirant de ces derniers ne cesse de croître de manière ahurissante. De Piranha à Tintorera en passant par de nombreux titres plus ou moins réussis, les USA et l'Italie semblent ne pas vouloir lâcher un filon aussi fructueux. Mais c'est vers les Philippines qu'il faut se tourner ici afin de se procurer un navet de haute tenue, l'un des pires ersatz de Les Dents de la mer jamais sorti : Up From the Depths. C’est Charles B. Griffith, à qui l’on doit par exemple Forbidden Island ou encore Dr. Heckyl and Mr. Hype, et aperçu comme acteur dans quelques productions Roger Corman comme L'Attaque des crabes géants, It Conquered the World ou encore The Little Shop of Horrors, qui nous livre l’indigeste Up From the Depths. Puisque Roger Corman vient d’être cité ci-dessus, autant en profiter pour souligner ici son rôle de producteur, accompagné de Cirio H. Santiago (Demon of Paradise, The Sisterhood et bon nombre d'autres post-nuke).
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L’influence du film de Steven Spielberg est palpable tout au long du récit, que ce soit à propos des personnages principaux, de la manière de présenter le monstre marin et ses méfaits ou encore à travers une bande-son tentant vainement de copier par moments le célèbre thème de John William (sans oublier l’affiche qui rappelle étrangement celle de Piranha). Mais bien entendu, tout ici est revu à la baisse et se rapproche un peu plus du risible Demon of Paradise, auquel Up From the Depths emprunte l’ambiance exotique.
Parmi les acteurs nous retrouvons Sam Bottoms (Apocalypse Now), Charles Howerton, Susanne Reed, ou d’autres abonnés aux petits rôles, comme Virgil Frye (Revenge of the Ninja, Dance Academy). Tous jouent très mal, n’apportant aucune conviction à leurs lignes de dialogues ou au contraire sombrant dans des excès ridicules à en faire pâlir leurs homologues de la grande famille des sitcoms. On retrouve les habituels scientifiques, les capitaines de bateaux bourrés du matin au soir et l’habituel maire/ entrepreneur, qui est ici remplacé par le directeur d’un palace de luxe en bord de plage, qui voit d’un mauvais œil les évènements récents et tente de tout dissimuler afin de ne pas foutre en l’air sa saison estivale. Une équipe improbable va se constituer afin d’identifier et de massacrer le monstre, alors que le reste du casting n’est finalement bon qu’à nourrir le requin et à disparaître aussi vite qu’il est apparu.
La bande-son est signée par un nom connu de tous, James Horner, qui avait déjà travaillé sur celles de Les Monstres de la mer ou de Wolfen, et notamment sur des titres comme Braveheart, Willow ou plus récemment Apocalypto. Inutile de dire qu’ici il signe un de ses plus mauvais scores, oscillant entre la musique d’ascenseur et une copie peu inspirée du thème de Jaws lors des scènes d’attaques du monstre.
On retrouve dans l'équipe des effets spéciaux, le futur réalisateur de La Mouche 2, Chris Wallas, qui signe ici une de ses premières expériences professionnelles dans le monde des trucages. Et si le monstre, présenté comme une espèce de squale inconnue, n’est en soit pas trop mal fait, il ressemble bien plus à une murène qu’à un requin. D’ailleurs durant le film les protagonistes parlent d‘un poisson-tueur, et ils ont l’air d’être aussi paumés que nous quand il s’agit de décrire la bestiole, puisque cette dernière est différente selon les prises de vues… Elle n’a en effet pas la même tête sous l’eau et en surface… à croire que le rhum a dû couler à flots lors des préparatifs… À noter que dans le film, à la manière de The Killer Shrews, tout le monde picole tout au long de l’histoire, ce qui excuse sans doute en partie les comportements suicidaires des personnages qui, une fois la tête du tueur aquatique mise à prix, n’hésitent pas à partir chasser le monstre à bord de coquilles de noix armés de simples sagaies.
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Les séquences d’attaques sous-marines sont d’une part peu nombreuses, mais surtout grotesques au possible, le réalisateur se contentant via un montage épileptique de nous faire croire à des croquages en règle, mais ça ne prend pas. Et ce ne sont pas les quelques brassages d’eau teintée de colorant rouge qui risquent de combler les amateurs de sang et de chair fraîche. C’est le néant total de ce côté-là. Charles B. Griffith ne parvient à aucun moment à dégager la moindre tension lors des attaques du requin, et comme il ne se passe strictement rien d’intéressant entre ces scènes, rester éveillé devient de plus en plus dur pour le pauvre spectateur subissant ce calvaire.
| Mélange mal dosé de Les Dents de la mer et de Demon of Paradise, Up From the Depths est un navet pur jus, une petite production minable, peu inspirée et ennuyeuse au possible qui aura du mal à trouver un public, même parmi les plus masochistes. Si quelques séquences prêtent à rire, par exemple le final d’une absurdité phénoménale ou quelques autres plans tout aussi invraisemblables, il est véritablement difficile de surmonter tous les autres aspects négatifs du film et de ne pas éteindre son magnétoscope lors du visionnage de cette production bien moins ambitieuse qu’un épisode de La Croisière s’amuse ou d’une publicité destinée à vendre des poissons panés… |
Carcharoth le 15/07/2007
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