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Weasels Rip My Flesh - Nathan Schiff - 1979
  

    

Jaquette Informations Notations
     
Weasels Rip My Flesh Titre : Weasels Rip My Flesh

Genre : Belette radioactive mutante
Pays : Etats-Unis
Année : 1979
Durée : 64 min
Réalisateur : Nathan Schiff
Acteurs : John Smihula, Fred Borges,
Fred Dabby, Jody Kadish,
Steven Kriete...

Carcharoth :
 


Trailer  

Résumé :

'Une nuit, une sonde de la NASA de retour de Venus s'écrase dans le Long Island, relâchant au passage des déchets radioactifs qui vont rapidement transformer la belette présente non loin de là en monstre sanguinaire. Un scientifique à moitié timbré va s'intéresser à cette affaire alors que des corps déchiquetés commencent à être découverts... ce qui va attirer dans le coin un détective un peu trop curieux

Jeune universitaire passionné de cinéma fantastique et attiré par la vidéo, Nathan Schiff décide courant 1979, alors qu’il avait 17 ans, de produire son premier film. Véritable hommage aux productions de science fiction des années 50 et 60, agrémenté d’une louche de gore propre aux œuvres des années 70. Le réalisateur, inspiré de titres comme The Horror of Party Beach, Invasion of the Saucer-Men ou encore les délires gigantesques de Bert I. Gordon, va aller au bout de son concept ambitieux et très Z, aussi bien dans l’esprit que dans sa réalisation, avec cette histoire hallucinante de belette mutante et d’expériences scientifiques visant à octroyer la vie éternelle.

Tourné en Super 8 avec un budget avoisinant sans doute le prix d’un cartouche de cigarettes (nécessaires aux effets de fumées dudit film par ailleurs), Weasels Rip My Flesh, malgré d’innombrables et flagrantes tares, aussi bien techniques que créatives, décelables tout au long du récit, se trouve être une curiosité sympathique à visionner, regorgeant d’ingéniosité et sacrément généreuse. Il sera sans doute difficile pour beaucoup de spectateurs de voir ici autre chose qu’un film amateur réalisé entre potes, ce qui est tout à fait le cas d’ailleurs, le casting étant composé de personnes provenant de l’entourage proche du réalisateur (frère, amis, cousins etc), et n’ayant jamais approchés une caméra auparavant… En effet seul le chien de la famille peut se vanter d’une expérience professionnelle, ce dernier étant déjà apparu dans des courts métrages produits par Schiff, notamment dans 'The Day the Dog Went Insane où l’animal poursuit une créature minuscule animée en claymotion. Cela se ressent bien entendu à l’image, mais ces mimiques exagérées couplées à un casting essentiellement masculin dont presque chaque élément porte une grosse moustache, donnent un petit côté nanar d’autant plus attrayant à l’ensemble.

Les rôles dont écopent ces derniers ne sont gères plus travaillés que le jeu d’acteur proche du zéro absolu qui les caractérise. Entre celui que l’on suppose être un scientifique, un détective à la Clint Eastwood période 'Dirty Harry, cigare aux lèvres même lorsqu’il se rase, ou encore un second scientifique, complètement timbré, travaillant à des expériences incompréhensibles destinées à offrir la vie éternelle, difficile de trouver de quoi s’attacher à l’un d’entre eux ; d’autant plus que leurs motivations demeurent souvent dans le flou ou sont tout simplement inexistantes.

Car pour arriver à suivre un minimum l’histoire de Weasels Rip My Flesh, si tant est qu’il y ait vraiment quelque chose à appréhender, il faut être un as de la lecture entre les lignes. Les ellipses sont nombreuses, l’une d’elle s’arguant d’une durée incompréhensible de 8 mois, et essayer de deviner ce que Nathan Schiff à voulu exprimer, ne sera possible qu’avec imagination débordante ou l’écoute du commentaire audio du réalisateur. Bonus durant lequel on apprend que si le script n’est pas d’une clarté à toute épreuve, cela vient de divers problèmes rencontrés à l’époque, tel le caméscope tombé en panne, la fin de l’année scolaire approchant et d’autres contretemps, comme des acteurs n’étant présents qu’une journée ou refusant tout simplement de tourner... mais à ce point là du métrage cela fait longtemps que l’on a fait abstraction de tout ça, et à juste titre l’unique feuille contenant ce canevas servira à allumer l’incendie final qui va ravager le laboratoire.

Les raccords sont aléatoires, les dialogues ineptes, la musique discordante, les invraisemblances très nombreuses, sans compter les scènes floues ou filmées à contre jour durant lesquelles on doit plisser les yeux pour y distinguer quelque chose, mais ce plongeon dans le monde absurde de la série Z underground se passe sans trop de casse, pour un peu on en redemanderait même ! Nathan Schiff est d’ailleurs à la tête de productions aux titres aguicheurs comme 'They Don't Cut the Grass Anymore ou Long Island Cannibal Massacre, voila qui assure de quoi vider quelques packs de bières en se marrant un bon coup.

Pour un premier film comportant des effets spéciaux, le réalisateur s’en sort plutôt bien et ne lésine pas sur les plans sanglants : membres arrachés par la belette ou un requin (en plastique mais muni de vrais dents de squale), un cadavre découpé en morceaux, une tête éclatée contre un mur, bref de quoi satisfaire la plupart d’entre nous. Bien entendu rien n’est crédible, et c’est le sourire aux lèvres que l’on se plait à deviner les subterfuges employés. Une fusée construite à partir d’un stylo bille sur lequel des ailerons en cartons sont collés à la glu, la planète Vénus représentée par un carton circulaire éclairé de manière ingénieuse, l’outil de la NASA chargé de récupérer les échantillons extra-terrestres n’est autre qu’une pince à cheveux, sans oublier des morceaux de viande fraîche, du ketchup en pagaille, des flingues factices et même un requin en plastique, voila qui a de quoi surprendre même les plus nanarophiles d’entre-vous ! A ce sujet le commentaire audio est assez instructif.

Le réalisateur était par contre conscient que la belette géante mutante ne ressemblait pas à grand-chose, il a donc pris soin de ne jamais la montrer entièrement à l’écran, car cette dernière est en effet composée de morceaux de papier mâché et de peluches assemblés, sur laquelle ont été collé des dents en carton. Le costume du mutant mi-homme mi-on-ne-sait-trop-quoi ne fait guère illusion non plus, de la même trempe que le monstre, celui-ci grâce à son aspect éléphantesque rigide et assez mal fagoté lui donne un petit côté malsain, accentué par la démarche pataude de celui qui le porte.

Mal foutu, longuet par moments et ne comportant au final peu d’attaques de bestioles, Weasels Rip My Flesh est en tout cas rempli de bonnes intentions et doté d’un final si extraordinaire qu’il est difficile de ne pas succomber à cette production mineure. Toute personne ayant participé au tournage d’un court métrage ou film amateur devrait trouver ici de quoi raviver ses propres souvenirs, que l’on dissimule un peu sans pour autant en avoir totalement honte…

Carcharoth le 29/08/2006

Galerie :

Weasels Rip My Flesh

Commentaire 
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ogroff?04 March 2007, 19:02

Schiff est le roi du Z.certain que ce n'est pas un film pour tout ceux qui tripe sur le hollywood crap. J'adore ce style home-made avec comme budget 100$ ou moins.

Critters?23 January 2007, 19:08www.horrormania.pl

Oh my Lord I hate this movie it's so awfull and 'special effects' are horrible. Very poor acting , paper mache monster , terrible song and ketchup gore... 1/6

Turok — 23 août 2006, 01:19

Une belette mutante!!!!!!!! Pourquoi pas, le film a l'air aussi trash que ringard. Je me trompe Carchar?

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