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Animal Attack

Club Des Monstres

Sin'Art Distribution



  

    
Jaquette Informations Notations
     
Titre : Wolfen

Genre : Loups en ville
Pays : Etats-Unis
Année : 1981
Durée : 115 min
Réalisateur : Michael Wadleigh
Acteurs : Albert Finney, Diane Venora,
Edward James Olmos, Gregory Hines...

Note de Carcharoth :
 


Trailer  

Résumé :

'La police est sur les dents : qui a sauvagement assassiné un promoteur immobilier, sa femme et son chauffeur ? Sur leurs corps atrocement mutilés, on a trouvé du poil animal, tout comme sur ceux des clochards découverts dans le quartier en ruines du Bronx. Bientôt, les meurtres se multiplient dans la ville ; les vagabonds, les miséreux, les handicapés, sont massacrés... L'enquête est menée par l'inspecteur Wilson, policier aux méthodes peu orthodoxes, assisté d'une femme-flic au tendre regard et aux muscles d'acier. Leurs découvertes nous plongent dans un univers terrifiant : les loups sont entrés dans New-York.

'Dans son arrogance, l'homme ne sait rien de ce qui existe en dehors de lui, de ce qui existe sur la terre et qui défie l'imagination. Une vie aussi certaine que notre mort. Une vie qui se nourrit de nous, comme nous nous nourrissons de la terre.

Albert Finney

'Chaque univers a son écosystème, et la société humaine n'échappe pas à cette règle.

X

Voici deux citations qui résument à elles seules ce chef-d'œuvre injustement méconnu. Chef-d'œuvre que je vous conseille à tous de visionner au moins une fois dans votre vie. Wolfen est tiré d'un roman du même nom écrit par Whitley Strieber. Je n'ai pas lu le bouquin en entier et je ne peux pas vraiment faire la comparaison, mais à la vue du résultat à l'écran, la seule chose à faire est de se taire et de suivre attentivement le déroulement du métrage.
Thriller psycho-écologique, enquête policière teintée de fantastique, paradoxe de la prolificité exterminatrice de l'homme moderne... les métaphores ne manquent pas pour définir Wolfen qui, parmi tous les films traitant d'agressions animale, est sans aucun doute le plus clairvoyant (l’un des plus réussis !). Quel plaisir de se taper une telle perle de lucidité qui rejette tout manichéisme, toute notion du "bien" et du "mal", et toutes facilités scénaristiques propres aux films de ce genre.

Résumer ce film dans son intégralité serait une insulte à l’œuvre tant elle mérite d’être regardée. En gros, les rideaux s’ouvre sur un projet immobilier visant à raser de vieux quartier miteux et inhabitables de New York afin d’y implanter de nouveaux réseaux de bâtiments high-tech. Il n’en fallait pas plus pour que le promoteur, sa femme et son chauffeur ne soient massacrés lors d’une randonnée nocturne dans un parc de la ville. Cette introduction réussit à nous scotcher sur place de part sa violence, sa brutalité et sa force de suggestion sans même qu’on aperçoive un poil des agresseurs, glissant au ras du sol d’une fluidité féline et frappant à la vitesse d’une balle et la précision d’un scalpel, tout ça par l’intermédiaire d’une caméra souple et d’un montage insistant sur la sournoiserie et la ruse des « créatures ».

Passé la découverte des corps, l’enquête est confiée à Dewey Wilson, un vétéran respecté de la brigade criminelle, tiraillé par quelques problèmes de boissons, et Rebecca Neff, un magasin d’archives criminologiques au jolie minois et au regard attendrissant. Ces deux tourtereaux sont interprétés par Albert Finney (Tom Jones, Ocean twelve, Big fish…) et Diane Venora (Le 13ème guerrier, Hamlet, Révélations), impeccables et attachants dans leur rôle respectif. À leur côté, se tient Dick O’Neill (Mosquito coast, Chiller, Touche pas à mes filles) acteur qui a rendu l’âme le 17 novembre 1998, et qui ici à la hauteur de son talent, à l’instar de Gregory Hines, mort il a trois ans de cela et qui interprète ici son premier rôle avant Deal of century et Deux flics à Chicago jusqu’à la série Police District. Mais le rôle le plus marquant (de mon point de vue du moins) revient à Tom Noonan, biologiste sensible dans le domaine canin.

Maintenant, venons en aux autres protagonistes de l’histoire, c’est à dire les loups. Pour ceux qui s’attendent à voir ces supers-canidés foncer dans le tas et égorger tout ce qui bouge, qu’ils passent leur chemin (quand même, le film n’est pas avare en scène chocs). Les loups restent invisibles durant la quasi-totalité du métrage, aussi bien pour les protagonistes que pour le spectateur, mais pourtant ils sont toujours là, à guetter. Le réalisateur nous offre la vue subjective de la meute d’une manière similaire aux Dents de la mer (à la différence des autres ersatz de ce dernier, la méthode dans le cas de Wolfen réussit vraiment à nous foutre les jetons).

À l’instar des rats, ces loups ont réussi à s’adapter à l’environnement urbain en restant cachés, ne sortant des ténèbres que pour chasser. Depuis le temps de la colonisation, ils ont appris l’art de la chasse à l’homme, sélectionnant les proies les plus démunis et les plus misérables. Bouffant tous les rejetés de la société qui passent à portée de leurs dents, on pourrait leur donner le nom d’« Éboueurs métropolitains ». Vivants perpétuellement dans l’ombre et ayant appris à éviter les regards humains, ils se dévoilent aux yeux de leurs proies que pour leur porter le coup fatal. Ils sont si adaptés et rusés qu’il n’hésite pas à faire disparaître tout humain ayant le malheur de croiser leurs yeux jaunes ou apercevoir leurs silhouettes hirsutes. Tout témoin risquant de compromettre leur existence fantomatique.

Malgré son côté écologique, Wolfen ne fait pas la connerie d’humaniser ses créatures pour nous les rendre plus attachantes. Bien que l’on ne puisse s’empêcher de se mettre du côté des loups, ces derniers restent des fauves dénués de pitié, des monstres sanguinaires dans toute leur splendeur et leur implacabilité. Et surtout, ils haïssent les humains. Il n’est pas difficile de les comprendre. Il suffit de voir le sort qu’on leur réservait par l’intermédiaire d’un documentaire sur la chasse aux loups que visionne un Tom Noonan larmoyant, épié à son insu par la meute des ombres. Mais lorsque cet ardent défenseur de la nature, et de leur cause par la même occasion, percera le secret de leur existence, ils le supprimeront sans état d’âme. Ami ou ennemi, un humain reste un humain, et donc un danger potentiel pour la survie de la meute.

Ici, le thème de la revanche de la nature sur l’homme est clairement défini. Et pour une fois, on ne pourra que sourire face à la victoire du loup sur l’homme, qui non seulement réussi à le mettre à genoux, mais aussi à le soumettre à sa volonté. Pour avoir la vie sauve, l’homme se devra de donner au loup ce qu’il demande au cour d’un face à face final entre Dewey Wilson et le Chef de meute, alors que leur vie à tous les deux ne tient qu'à un fil. Tétanisant et poétique à la fois, les loups manifesteront leur gratitude simplement en les épargnant avant de disparaître tels des spectres surgis d'un passé lointain. Longtemps, Wolfen s’est traîné la réputation d’un énième film de loups-garous, il est venu après Hurlements et Le loup-garou de Londres, bien qu’il n’entretienne aucun rapport avec la lycanthropie. Et ça s’arrête là.

Misha Vassiliev le 12/02/2006

Galerie :

Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen Wolfen

Une partie des images proviennent du site Monstrula.

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Lara?19 January 2009, 01:23

Un vrai thriller avec une morale intelligente et terrifiante.

Habitants des grandes Métropoles, regardez-y à deux fois avant de vous balader la nuit.

LutinBarjot?08 January 2009, 16:45

SPOILERS ***** Ce film est étrange et fascinant... Par moment, il est totalement exaltant, comme les 10 premières minutes, merveille de montée d'angoisse, la visite de la morgue ou alors la scène de l'église abandonnée. D'ailleurs, la force du script repose selon moi dans les scènes de peur et le message social vertigineux, dernier héritier des 70's mortes quelques années auparavant.

Et puis soudain, le film devient complètement mou et sans ambition, notamment au niveau de l'écriture des personnages (Albert Finney inadapté au rôle, Diane Venora peu utile, Gregory Hines crispant).

Les faiblesses qui plombent l'ambiance sont plutôt à chercher dans le casting, l'abandon de certaines directions en cours de route (le terrorisme...) ainsi que dans les scènes réchauffées (la chasse au monstre la nuit, la love-story).

D'où un sentiment mitigé, mais un film bien au-dessus de la moyenne et qui a su, avec les années, grâce à ses bons moments, se fabriquer un culte mérité !

Nachthymnen14 December 2008, 01:56

les supers-films comme tu dis, on les achète, on ne le télécharge pas...

pas de bol?13 December 2008, 22:09

super film. mes ou le telecharger???

Natche?22 October 2008, 13:43

Ayant lu le bouquin bien avant que je ne visionne le film , déjà dans le bouquin c'était très prenant mais le film est incroyablement intense du début jusqu'a la toute fin ! Film méconnu pour la plupart des gens mais A VOIR absolument au moins une fois et en plus une bande sonore qui colle parfaitement avec l'ambiance . J'ai le dvd et je ne m'en lasse pas de le revoir .

Aries?03 October 2008, 18:28

Tres bon film, et qui est est malheureusement (et je suis content que je sois pas le seul a le penser)pas assez connu.

Steely Shark06 July 2008, 05:50

Quand j'ai découvert le film et que j'en ai posté la fiche sur le site il y a de cela déjà quelques années, je ne m'attendais pas à ce que ce soit un chef-d'oeuvre. Et aujourd'hui après vision, je le confirme, c'est un chef-d'oeuvre. Étrange tout de même qu'il soit si méconnu. La trame sonore est géniale et la photographie est superbe (bien plus clair que ce que l'on a pu voir dans Dogs). Au moins merci à la Warner qui nous permet de (re)découvrir cette oeuvre en DVD avec VO et VF.

M?21 June 2008, 23:12

Excellent film, qui change des bouses si communes parmi les films d'agressions animales.

Prem?21 May 2008, 18:55http://fantasticlub.over-blog.fr/

Chef d'oeuvre intemporel @__@

Et cette louve blanche est magnifique !

zitoon?19 June 2007, 08:50

je me rappelerai toujours de ces loups qui "galopent" sur le pont (de Brooklyn ?) accompagnés par une des premières compositions de James Horner (dont un fameux gimmick musical réutilisé pour... Aliens ! ;o) Excellent film

wolfen?31 January 2007, 20:44

je suis fan depuis qu'il est passé sur feue la chaine 5 ... ;)

j'en ai fait mon pseudo sur msn, et il est un film très culte dans ma vidéothèque

et il est toujours d'actualité sur son message d'écologie

fahé — 21 November 2006, 16:05

De l'avis de tous, très envie de le revoir, vue l'impression laissée à sa précédente vision!

alain93440 — 21 février 2006, 20:34

j'ai vu ce film a sa sortie en 1982 je suis sorti bouche bée effrayant terrifiant tout est bien dans ce film wolfen restera un de mes films préférer du genre vivement une sortie dvd a recommander d'urgence pour les prochaines génération.

Carcharoth — 16 février 2006, 20:33

Un très beau film, à la fois effrayant de part la sauvagerie de quelques scènes et cette ambiance quasi post-apocalyptique qui règne dans ce quartier déserté du Bronx, mais aussi envoutant, via ces quelques touches mystiques plutôt bien amenées.
Le scénario délivre également un message écologique assez réfléchi malgré une approche très classique dans le genre (projet immobilier etc). Si on ajoute à cela une mise efficace, une photographie nocturne de toute beauté et des acteurs crédibles, il n'y a pas grand chose à reprocher à l'ensemble ! Même les petites touches d'humour qui parsèment le film sont très bien vues. Une superbe découverte en ce qui me concerne, que j'ai hâte de revoir assez rapidement afin de voir si je n'ai pas loupé quelques références...


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