Introduction
La véritable période clé du film catastrophe animalier allait se mettre en place au cours des années 70, durant lesquelles les productions s’enchaînaient à un rythme effréné. L’ère prédominante du nucléaire est belle est bien révolue, et les productions vont dès lors principalement se focaliser sur les préoccupations écologiques, les incidences désastreuses du progrès et du développement de la civilisation humaine, qui se soucie bien peu des effets néfastes que cela peut avoir sur la nature. Des sujets alors très en vogue à l’époque, laissant craindre le pire quant à l’avenir de notre planète. Comme leurs homologues des années 50, les films d’animaux tueurs jouent également sur les craintes du public. Si les radiations, et les expériences scientifiques comme militaires sont toujours d’actualité, les pollutions diverses ou l’empiètement de l’homme sur la nature hantaient de plus en plus les esprits.
Le monde du cinéma connaît aussi une certaine évolution, les budgets de plus en plus importants permirent alors aux studios en place de laisser plus de liberté aux réalisateurs, qui ne se privèrent d’ailleurs pas de donner vie à toutes les idées des scénaristes, mêmes les plus farfelues. Les trucages gagnaient également en efficacité et en réalisme, attirant ainsi un public de plus en plus large, avide de sensations fortes et de grand spectacle, engendrant par la-même le cinéma dit « d’exploitation ». Chaque succès au box-office se voyait ainsi décliné à l’infini, et ce jusqu’à ce que le filon soit épuisé. Ces plagiats innombrables n’avaient évidemment pour but que d’amasser le plus d’argent possible, permettant ainsi aux producteurs de se lancer sur des voies un peu plus risquées quand au choix de leurs œuvres cinématographiques. Enfin dans le meilleur des cas, car certains d’entre eux se contentaient juste de rafler la mise jusqu’au prochain « bon coup ».
Les années 70 marquaient également l’avènement des films catastrophes, dont les séquences de destructions annonçant la fin du monde n’avaient pas fini d’émerveiller et d’effrayer les spectateurs à l’époque. On peut démêler deux courants principaux au sein de ces nombreuses productions. D’une part les désastres liés à des compositions humaines, comme des accidents de trains, d’avions, de navires de luxe, etc., et d’autre part les ravages inhérents aux catastrophes
naturelles, comme les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et autres raz de marée, qui font généralement ressortir une thématique s’apparentant à une révolte de la nature envers l’homme. Dans un premier temps rattachées au genre dit des films-catastrophes, les productions mettant en avant des invasions d’animaux et insectes tueurs vont petit à petit devenir un sous genre en lui-même, possédant ses propres codes : le film catastrophe animalier. Si une partie des titres qui nous intéressent ici peut donc se rattacher à cet héritage cinématographique, les scénaristes et producteurs n’aillent pourtant pas omettre d’autres catégories de films alors très en vogue vers la fin des années 70, mais surtout durant la décennie suivante : les slashers. L’animal tueur devenant alors l’équivalent du psychopathe humain, bien que ses motivations diffèrent totalement. La suite, nous la connaissons…






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