Aberration – 1997 – Tim Boxell
Aberration est un petit DTV (direct to video) aussi modeste que sympathique et qui remplit parfaitement son objectif à savoir nous divertir pendant une petite heure et demie. Réalisé par Tim Boxell (pas grande chose à dire sur le bonhomme si ce n’est qu’il s’est occupé du design des monstres de C.H.U.D. (1984), Aberration nous présente des lézards bien résistants qui ont muté pour s’adapter à leur environnement et résister aux pesticides. Pour ce qui est de l’intrigue on retrouve Pamela Gidley (Twin Peaks, Le Caméléon) dans le rôle d’une jeune femme, Amy, au passé trouble qui emménage dans le petit chalet « EvilDeadesque » de son enfance pour se faire oublier avec son chat et un stock de liasses de billets de provenance douteuse.
L’histoire commence calmement avec beaucoup de blablatage entre Amy et son chat !!! Puis arrive en scène le gentil scientifique-écolo de service qui va se pencher sur l’origine des bébêtes et surtout sur le moyen de les anéantir.
Aberration est marqué par un casting Très réduit (5 personnages en tout et pour tout!) et un environnement glacial et isolé qui donnera un petit coté The Thing (John Carpenter, 1982) à l’ambiance générale. Niveau effets spéciaux en tout genres Aberration est plutôt généreux surtout pour un film à petit budget. Outre quelques effets pyrotechniques (explosion, torche humaine) le spectateur à droit à pas mal d’attaques sanglantes notamment la mort de l’ex-boyfriend (définitivement la meilleur scène gore du film). Les lézards quand à eux font malheureusement assez toc; une texture plastique rigide et une apparence étonnamment proche de « Kermit la grenouille » les rendent plus amusant qu’effrayant! Malgré cette petite faiblesse la conviction des acteurs et l’énergie déployée dans les scènes d’attaque/défense font d’Aberration un film plutôt réussi, pour les amateurs du Genre, où l’on s’enthousiasme facilement devant ces petits reptiles frétillants et vicieux et leur œufs gluants.
Le final est prévisible dès le début du film est n’est donc pas un point fort du métrage, pas plus que la séquence de « gun-shot » du russe (assez ridicule) ou bien les touches d’humour lourdingue du héros qui ont tendance à tirer le film vers le bas. En bref Aberration est une petite série B sans prétention, efficace et plutôt rythmée qui mérite largement le coup d’œil pour les nombreuses attaques de lézards. (Le film est dispo en DVD zone 2 française, image 4/3 d’origine, VF uniquement et sans bonus.)
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En effet, ce film est assez sympathique, j’avais quelques doutes au départ vu le prix et le descriptif derrière la jaquette mais finalement il n’en est rien.
Le réalisateur arrive à ses fins malgré le petit budget qui a dû être alloué à ce projet, il règne une ambiance assez angoissante tout au long du film dans cet environnement froid et isolé. Pamela Gidley s’en sort très bien, le reste du casting est acceptable (même le chat). Les attaques sont rapides et efficaces, le fait que l’on voit peu les reptiles est une bonne chose vu l’aspect plastok de ces derniers, même si l’utilisation de la vue subjective est un peu soulante à force.
Le gros point faible du film reste en effet sa dernière partie, mais sinon Aberration est une bonne petite série B.