Arachnia – 2003 – Brett Piper
Réalisé dans l’esprit des films de monstres des 50’s par Brett Piper, déjà à l’origine de productions sympathiques comme They Bite, Bite Me!, ou encore du décevant A Nymphoid Barbarian in Dinosaur Hell, Arachnia n’est malgré tout pas une grande réussite. Si l’aspect comique voir par moments parodique de ce dernier, permet de ne pas trop s’ennuyer, Arachnia est très loin de s’avérer aussi divertissant que Bite Me!. Malgré les nombreux clins d’oeils, une ambiance fantaisiste et des dialogues amusants, il manque un petit quelque chose, un soupçon d’originalité. L’impression d’assister à un spectacle un peu longuet, aux situations lourdingues et aux dialogues déclamés par des acteurs qui en font des tonnes prennent rapidement le dessus. À ce titre, certains sont d’ailleurs tout simplement insupportables, notamment les rôles féminins hystériques, comme les deux lesbiennes, dont l’une possède une voix si criarde qu’elle donne envie de couper le son de la télévision dès qu’on la voit bouger les lèvres.
Le film manque également de rythme, et ce n’est pas le scénario qui tient sur 2 lignes qui va permettre au spectateur de rester éveillé au travers de moult rebondissements… La première partie démarre très lentement, et l’ennui s’installe rapidement.
Quelques scènes plutôt sympathiques parsèmeront tout de même l’ensemble, jusqu’au final généreux à l’excès qui nous offre enfin ce que l’on était venu chercher dans Arachnia. L’une des jeunes femmes est coincée dans une grotte, attachée sur une toile d’araignée composée de grosses cordes de jardin décorées à l’aide d’une bombe à toile type farces et attrapes. La libérer va bien entendu nécessiter une intervention musclée de l’armée, qui débarque à grand renfort d’explosions spectaculaires (sans doute des pétards achetés dans la même boutique que le reste des accessoires !).
Malgré un budget sans doute anecdotique, Arachnia propose tout de même des effets spéciaux de bonne qualité en ce qui concerne les araignées géantes. Une nouvelle fois, Brett Piper se démarque de nombreux DTV et autres téléfilms contemporains qui ont opté pour des CGI minables, en préférant utiliser la stop-motion, procédé que l’on retrouve régulièrement dans ses oeuvres. Et rien que pour cela, Arachnia mérite que l’on s’y intéresse, ne serait-ce qu’une fois par curiosité.
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