Bats (Bats : La nuit des chauves-souris) – 1999 – Louis Morneau
Proposant une approche assez basique typiquement basée sur les agressions animales, contrairement à des titres Morsures ou Chosen Survivors dont les récits s’avéraient un peu plus ambitieux, Bats n’en possède pas moins toutes les qualités d’une petite série B agréable et efficace. C’est Louis Morneau, que l’on retrouve derrière des projets comme Carnosaur 2, ou le film catastrophe Quake par exemple, qui se charge de réaliser Bats. Si encore une fois on avance en terrain totalement balisé (difficile de réellement innover dans le genre de toute manière), nous avons donc ici à faire à des chauves-souris tueuses, une espèce encore « peu » représentée dans les films d’attaques animales, malgré le fait qu’elles soient souvent légion dans les films d’horreur, et surtout dans les productions dédiées aux vampires. Et si ces dernières sont généralement plus décoratives qu’autre chose, ici elles ont décidé de massivement passer à l’attaque.
Malgré quelques incohérences scénaristiques, la présence de nombreux clichés propres au genre (le savant fou, l’intervention de l’armée, la vue subjective, etc.) et son lot d’idées parfois stupides, Bats est une production qui tient relativement bien la route, dont le récit est soutenu par des acteurs plutôt crédibles bien que manquants un peu de charisme.
Nous retrouvons notamment à l’affiche Dina Meyer (Starship Troopers, Saw, etc.) et Lou Diamond Phillips (Red Water, Extreme Justice, Shadow of the Wolf, etc.). Concernant les effets spéciaux, et malgré la prédominance de CGI, ceux-ci sont plutôt convaincants, surtout lors des plans montrant l’essaim de bestioles ailées. Ces derniers ont d’ailleurs été réalisés par la boîte KNB EFX Group, ayant également travaillée sur des titres comme Crocodile, Spiders, Ghost of Mars, Cabin Fever, ou encore Tremors 4: The Legend Begins. Si le scénario propose certaines idées plutôt plaisantes, d’autres viennent quand même pas mal alourdir le tout, notamment le final avec l’intervention de l’armée et de son freezer géant, ou encore les motivations du méchant de service, ici un scientifique absolument pas crédible pour un sou. La cerise sur le gâteau, comme dans pas mal de films avec des animaux ou insectes volants, restant les effets de « caméra embarquée » sur les bêtes, qui au lieu de nous plonger au cœur de l’action de manière crédible ou de nous mettre à la place des agresseurs, font finalement plus marrer qu’autre chose et dénaturent complètement certaines séquences. Reste que certaines attaques sont assez réussies.
Si techniquement parlant Bats s’en sort mieux que bon nombre de productions récentes liées aux agressions animales, dommage que ce dernier privilégie l’action (assez bourrine) à l’ambiance nocturne oppressante qu’il aurait pu véhiculer ainsi qu’à la menace aérienne d’assaillants difficilement saisissables. Nous sommes ici très loin de l’effroi provoqué par les volatiles de Les Oiseaux. Bats reste cependant assez agréable à suivre, une production divertissante bien plus réussie que l’immonde Fangs: la Revanche des chauves-souris, qui sortira quelques années plus tard, mais qui demeure par contre bien moins efficace que Nightwing, qui propose un récit plus travaillé et réfléchi.
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Même si les effets visuels et spéciaux ne brillent pas dans la perfection (et loin de là), le tandem Phillips / Meyer marche plutôt bien à l’écran. Note : 6/10.