Black Water (En eaux troubles) – 2007 – David Nerlich & Andrew Traucki

04/01/2010 nachthymnen Commenter Allez aux commentaires
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Black Water

Black Water
Aka : En eaux troubles
Genre : Crocodile mangeur d’hommes

Australie, 2007, 83 min
De David Nerlich & Andrew Traucki
Avec Diana Glenn, Maeve Dermody, Andy Rodoreda, Ben Oxenbould, Fiona Press , etc.


Grace, son petit ami Adam et sa jeune sœur Lee sont en vacances dans le nord de l’Australie et décident de partir se balader sur une rivière, guidés par Jim, un guide. Alors qu’ils manœuvrent dans un marécage leur embarcation se retourne et Jim disparaît… Comprenant qu’ils ont été attaqués par un énorme crocodile, ils parviennent à se réfugier dans un arbre. Perdus au milieu de nulle part, ils vont alors tout faire pour espérer s’en sortir vivants et échapper au terrible mangeur d’hommes qui les poursuit…

blackwater09Rogue, Supercroc, Primeval, Lake Placid 2, Croc, et maintenant Black Water, l’année 2007 peut sans doute être surnommée l’année des crocodiles tant le nombre de films mettant en scène des reptiles affamés sont nombreux. Pourtant, parmi tous ces titres, rares sont ceux qui ont su offrir aux spectateurs autre chose qu’une certaine désillusion ou des fous rires difficilement contenables. Au milieu de toutes ces productions, Black Water et son budget riquiqui fait pourtant office de réussite même si le film de David Nerlich et d’Andrew Traucki ne fait pas preuve d’une grande originalité.
En effet, il est difficile ici de s’affranchir de l’influence qu’a pu avoir Open Water sur cette production australienne, le scénario se contentant en gros de changer le lieu de l’action et l’animal tueur vedette. Le nombre de protagonistes restreint, la réalisation peu tape à l’œil et l’argument « basé sur une histoire vraie » ne faisant qu’accroître ce sentiment de déjà vu. Black Water, bien qu’un peu plus démonstratif et spectaculaire, souffre d’ailleurs des mêmes défauts et qualités que son homologue américain et ses requins affamés.

Entièrement tourné en Australie, pays qui nous a déjà offert quelques très bons films dans lesquels la nature prend sa revanche sur l’homme, par exemple Long Week End ou encore Razorback, Black Water se déroule dans de superbes décors marécageux, accentuant l’ambiance humide et poisseuse voulue par les réalisateurs et s’accordant parfaitement à la tonalité très pessimiste de l’ensemble. blackwater06Se voulant réaliste, Black Water doit en partie sa force à la tension graduelle distillée tout au long du récit, parsemée de petits éclats de frayeur habilement mis en scènes. Réalisme accentué par l’utilisation de vrais crocodiles dans la quasi-totalité des scènes, chose assez rare de nos jours au sein de films d’agressions animales et qui mérite d’être souligné. Les assauts du reptile, assez rares et suggérés dans un premier temps, se font ensuite bien plus vivaces et sauvages. Les blessures engendrées par les morsures sont assez spectaculaires mais ne tombent jamais dans l’excès gore et outrancier de certaines productions. Là encore, l’ombre d’Open Water se fait ressentir. Les maquillages sont de très bonne facture, les blessures suintent, les corps partiellement dévorés flottent dans des eaux opaques ou reposent dans la boue, sans pour autant que l’objectif se complaise à insister dessus.

Bien que composé d’acteurs méconnus et quasi-tous débutants, le casting s’en sort plutôt bien et ne fait jamais sombrer le film dans le ridicule, et peu de personnages principaux ne signifie pas forcément peu de morts (enfin tout est relatif)… Il est par contre inutile de venir chercher dans Black Water la démesure et l’humour que l’on peut par exemple trouver dans L’Incroyable alligator de Lewis Teague, auquel cas mieux vaut se tourner vers d’autres productions. Quelques longueurs se font ressentir jusqu’au dernier tiers du film, qui finit heureusement par laisser de côté ses nombreux dialogues et ses séquences d’escalade dans les arbres pour prendre un rythme plus soutenu, agrémenté d’apparition et d’attaques du crocodile assez effrayantes.

blackwater07Après le sympathique Dark Age (je vous épargne la série des Crocodile Dundee) et en attendant de pouvoir jeter un œil sur Rogue, l’Australie nous offre avec Black Water un film qui mérite vraiment le coup d’œil ne serait-ce que pour l’atmosphère globale du film très réussie, son traitement réaliste et quelques séquences d’une redoutable efficacité. Malgré un manque certain d’originalité, quelques longueurs et des scènes un peu répétitives, le film de David Nerlich et d’Andrew Traucki est à mes yeux une belle réussite, qui sans être fracassante est bien plus efficace que son modèle Open Water.

Black Water (En eaux troubles) - 2007 - David Nerlich & Andrew Traucki 9.0103
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