El Retorno de Walpurgis (L’Empreinte de Dracula) – 1973 – Carlos Aured
Paul Naschy continue sa saga après une furie des vampires tournée trois ans plus tôt. Alors que le précédant volet des aventures du loup-garou Waldemar Daninsky jouait la carte de l’onirisme teinté d’érotisme, L’Empreinte de Dracula (titre français assez abusif, car de vampires il n’est nullement question ici) mise quant à lui sur l’épouvante pure. Messes noires inquiétantes, complot satanique, personnages instables et en proie à la superstition…
Paul Naschy entretient une ambiance pesante qu’aucune faiblesse budgétaire ne trahit. En effet, autant les décors que les costumes semblent avoir fait l’objet d’une belle attention, et la mise en scène est au diapason.
A ce titre, la surprenante séquence d’invocation satanique, apparition démoniaque à la clé, est une belle preuve d’ingéniosité et d’inventivité. En dehors de son atmosphère lugubre, le film surprend par son étalage de scènes violentes. Décapitation, pendaison, embrochage…les morts sont nombreuses et variées, la preuve que Naschy souhaitait clairement un film plus sombre que le précédant, et la garantie d’une attention certaine de la part des spectateurs. D’ailleurs, le film a subit les foudres de la censure dans plusieurs pays lors de sa sortie, et heureusement, le DVD français propose la version intégrale du métrage.
Avec son approche oppressante, ses séquences « rentre dans le lard », et sa forme soignée, cet opus a décidément tout pour plaire. Les coupeurs de cheveux en quatre pourront cependant toujours tiquer sur les redites dans l’œuvre de Naschy. Car oui, le héros tombe une nouvelle fois amoureux, et, une fois de plus, il succombe à ses blessures dans les bras de sa compagne. Un menu défaut facilement oubliable, tant le film regorge de qualités, et tant l’amour pour le genre déborde de chaque plan. Une fois de plus, Paul Naschy réussit à séduire. Et pourtant la formule est toujours la même : un spectacle généreux et soigné, et surtout un immense respect pour le cinéma qu’il illustre. Il n’y a aucun secret là dedans, mais encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui devraient prendre des notes…
À découvrir également :
- La Noche de Walpurgis (La Furie des vampires) – 1971 – León Klimovsky
- The Feeding – 2006 – Paul Moore
- Dracula’s Dog (Zoltan le chien sanglant de Dracula) – 1978 – Albert Band
- Werewolves on Wheels – 1971 – Michel Levesque
- Invasion of the Bee Girls (L’Invasion des femmes abeilles) – 1973 – Denis Sanders






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