Hydra – 2009 – Andrew Prendergast

30/01/2010 nachthymnen Commenter Allez aux commentaires
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Hydra : the Lost Island

Hydra
Aka : Hydra : the Lost Island
Genre : À en perdre la tête…

USA, 2009, 91 min
De Andrew Prendergast
Avec Dwayne Adway, Frank Alvarez, Texas Battle, Ed Blinn, Antonio D. Charity, etc.


Un ancien Marine et trois criminels ont été enlevés et acheminés par bateau sur une île déserte dans le but de participer à un jeu assez particulier. Ces derniers sont en effet destinés à jouer le rôle de gibier dans une chasse à l’homme organisée par quelques millionnaires en manque de sensations. Abandonnés sur une plage avec 24 heures d’avance, ils vont devoir s’organiser avant que ne débute la traque. Mais l’île recèle bien des secrets… une activité volcanique intense créée une menace permanente, mais le danger vient surtout d’une créature mythique qui vit dans une grotte non loin de là : une hydre…

hydra01Andrew Prendergas, déjà réalisateur du risible et trop référentiel Parasite courant 2004, s’intéresse cette fois-ci au bestiaire mythologique décidément bien à la mode ces dernières années. Généralement produits ou diffusés par la chaîne télévisée SciFi Channel, bon nombre de titres nous ont déjà permis de croiser des créatures comme le Cerbère, un Cyclope, le Minotaure, une Manticore, un Gryffon et bien d’autres, dans des productions malheureusement pas toujours très convaincantes. Et si malgré son manque certain d’originalité l’histoire d’Hydra laissait présager un récit intense et divertissant, il n’en est pourtant rien. Le réalisateur ne parvient jamais à donner du rythme à son film, qui se révèle aussi passionnant qu’un encéphalogramme plat. L’ennui survient des les premières minutes et ne quittera jamais le spectateur, jusqu’au final qui ne surprendra pas grand monde. Comme dans Cerberus, Attack of the Gryphon ou Basilisk : The Serpent King, Hydra suit d’ailleurs à la lettre le synopsis de pas mal de films du même genre, à savoir : des méchants, des gentils, et une créature qui ne peut être détruite qu’avec une arme légendaire…

Si les personnages sont souvent le point faible de ce genre de productions, rarement ces derniers auront été aussi mal lotis que dans Hydra. On ne peut même pas parler ici de caricatures excessives puisque ces derniers n’ont absolument aucune personnalité. Alors que dans Wilderness, l’utilisation de criminels comme personnages principaux était très bien gérée et donnait une ambiance très particulière à l’ensemble, dans Hydra ces derniers auraient pu être remplacés par n’importe qui, même des scouts ou des playmobil, sans que cela change quoique ce soit au récit. hydra02Comme ces derniers n’ont aucune connaissance sur la Grèce antique et sa mythologie, le scénario se permet même de parachuter au milieu de tout ce beau monde une archéologue ayant survécu à une précédente expédition sur l’île, qui donnera de précieux conseils à la fine équipe. Grâce à cette dernière, ils vont d’ailleurs apprendre que la légendaire épée d’Hercule, la seule arme capable de venir à bout de la créature, est par le plus grand des hasards cachée (mais pas trop quand même) quelque part sur l’île. Une sacrée chance quand même… Deux des protagonistes sortent tout de même un peu du lot, l’ancien bidasse qui devient rapidement le leader du groupe de traqués, un mec qui connaît ses classiques et sera à l’origine de quelques pièges empruntés à John Rambo, dont l’efficacité ici est cependant très relative, et le capitaine du navire. L’archétype même du grand méchant de l’histoire, encore plus vilain que les vilains eux-mêmes puisqu’il les manipule, mais qui comme vous pouvez vous en douter, terminera sa carrière dans l’estomac de la créature…

Si le scénariste se permet quelques écarts avec la mythologie grecque, l’hydre conserve tout de même ici ce qui fait sa principale singularité : une tête tranchée donne naissance à deux nouvelles. Mais sans doute par souci de ne pas faire surchauffer les ordinateurs chargés de calculer les CGI, le nombre maximal de têtes aux mâchoires acérées est limité à 5. À se demander également si cela ne divise d’ailleurs pas son cerveau par 5, car outre le fait que la bestiole n’ait aucun but précis sur l’île, cette dernière va se faire découper en rondelles aussi vite que dans un bar à sushis.
Heureusement, la créature présentée ici est assez effrayante, un croisement entre le serpent à plusieurs têtes de Snake King et l’anguille géante de Léviathan. Cette dernière prend d’ailleurs un malin plaisir à démembrer et déchiqueter ses proies, rituel généralement agrémenté d’effusions sanglantes plutôt réussies. Sans êtres exceptionnels, les effets spéciaux numériques s’avèrent convaincants, et ce, malgré des interactions perfectibles entre la bestiole et les acteurs ou éléments des décors. Enfin, tout ceci est en partie compensé par un nombre de victimes assez élevé.

hydra03Inutile par contre de s’apesentir trop longtemps sur le casting et les innombrables incohérences qui parsèment Hydra, le personnes coutumières de ce genre de films savent à quoi s’attendre, pour les autres ça sera la surprise ! C’est d’ailleurs Cinetel Films qui est à l’origine d’Hydra. Un nom qui ne vous est sans doute pas inconnu puisque la boite est déjà responsable de titres comme The Bone Eater, Komodo vs Cobra, Fire Serpent, Beyond Loch Ness, Caved In, Project Viper, ainsi que les récents Ogre ou Ba’al. Sans oublier Cerberus dont Hydra n’est finalement qu’une simple relecture un peu moins divertissante, mais aux effets spéciaux plus convaincants. Une liste dans laquelle le pire côtoie le, euh… le moyen ! Et c’est entre les deux que se situe Hydra, qui pourra satisfaire les personnes ayant apprécié Snakeman ou encore Razortooth. Les autres feraient par contre mieux de faire l’impasse sur ce titre…

Hydra - 2009 - Andrew Prendergast 4.3104
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