Komodo – 1999 – Michael Lantieri
Disons le tout de suite, Komodo ne vole pas très haut. Faute à un scénario inadéquat à ce type de production et d’un manque total d’audace et de créativité.
« Par le créateur des effets spéciaux de Jurassic Park » nous clament le haut de la jaquette. Mouais… ce type d’argument est frappant s’il s’agit d’attirer les férus d’histoire de monstres, mais ce n’est certainement pas un gage de qualité. Non pas que Michael Lantieri soit un mauvais réalisateur (quoique…), mais son film est une gigantesque boule puante.
Donc, pour commencer, le film s’ouvre sur un gars traversant l’île sur sa bagnole qui transporte les œufs de nos gros lézards qu’il balance aussitôt sur la route. Prétexte : les œufs puent (on n’en saura pas d’avantages). Il n’en fallait pas moins pour mener au sujet du film. L’action commence 19 étés plus tard. On nous présente Patrick, un gosse interprété par Kevin Zegers (il exhibera une fois de plus sa tronche inexpressive face aux zombies de l’Armée des morts), qui vient passer ses vacances sur l’île aux varans avec ses parents et son cleps qui se feront bouffer (hors-champ malheureusement). Cette première partie est de loin l’un des meilleurs passages du film. On ne voit pas grand chose, mais le suspense est maintenu (la mort du chien, la course-poursuite dans les hautes herbes). Pour résumer la suite, Patrick, traumatisé depuis la mort de sa famille, est remmené sur l’île avec 2 psy afin d’expulser ses peurs. Mais les komodos décident de passer à table…
Quand je dis « passer à table », c’est exagéré. Car Komodo ne contient qu’une seule vraie attaque. Les autres sont suggérées et peu nombreuses. Le défaut majeur que je peux attribuer au film est le fait que les varans subissent plus qu’ils ne châtient. On dit que ce film est gore, ben c’est pas faux en voyant tout ce que les varans encaissent à chaque attaque.
Nos pauvres bêtes se ramassent couteaux, tournevis et fusées éclairantes dans la poire alors que les attentes primordiales de tout bon fan de monstre qui se respecte était de les voir bouffer un paquet de victimes humaines.. Pour ceux qui ne connaissent pas les mœurs de ces animaux, les dragons de komodos sont des chasseurs surpuissants. Bien que dotés d’une salive venimeuse, ils sont assez forts pour plaquer des cerfs ou foutre des coups de boules à des buffles. Quand on sait tout ça, c’est frustrant et pas crédible pour un sou lorsque l’un des personnages parvient à rivaliser avec l’animal de 200 kg alors que celui-ci vient de le plaquer au sol.
À croire que Lantieri est l’archétype du réalisateur qui préfère mettre en valeur les silhouettes sveltes et les belles gueules de ses 3 acteurs principaux au lieu de se concentrer davantage sur l’aspect gluant mais réaliste de ses créatures. Il faut bien l’admettre, les dragons sont franchement réalistes, aussi bien les animatroniques que les images de synthèse. Ils sont si bien mis animé que l’on regrette sincèrement qu’ils ne soient pas tombés entre les mains d’un scénariste digne de ce nom.
Pour résumer ma critique en une phrase, Komodo est un film bâclé qui ne fait qu’effleurer le potentiel des créatures du titre. Elles auraient mérité mieux.
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Il y a bien pire comme film je trouve, les 15 premières minutes sont très bonnes, dommage que la suite devienne rapidement assez culcul. Le manque de sang et d’attaques vraiment violentes (tout est basé sur les effets de surprise) manque un peu, sinon, le film est plutôt rythmé.
Reste les effets spéciaux très corrects, les dragons ont une bonne gueule et sont assez effrayants. Et puis un film avec la belle Jill Hennessy ne peut pas être totalement raté :p