Lake Placid – 1999 – Steve Miner
Avec les sorties respectives d’Anaconda et de Un Cri dans l’océan en 1997 et 1998, nous pouvions présager un retour plus ou moins éphémère des bestioles tueuses sur nos écrans de cinéma, et pour notre plus grande joie, l’année 1999 allait être un peu moins avare puisque pas moins de trois productions allaient pointer le bout de leur nez. Si Peur bleue et ses requins intelligents ou Bats et ses chauves-souris sanguinaires s’avéraient être des titres honnêtes, possédant certaines qualités auxquels nous n’étions plus vraiment habitués à force de voir en boucle des DTV tous plus mauvais les uns que les autres, la vraie surprise viendra pourtant au travers de l’excellent Lake Placid.
Nous devons cette histoire de crocodile meurtrier à Steve Miner, nom qui ne devrait pas vous être inconnu puisque le réalisateur est à l’origine de projets comme le sympathique House, le surprenant Warlock, les segments 2 et 3 de la série Vendredi 13 et de quelques autres incursions dans le genre horrifique, notamment sur des titres comme La Dernière maison sur la gauche ou encore La Nuit des sangsues.
Au travers d’un casting agréable composé de têtes comme Bill Pullman (The Serpent and the Rainbow, Independence Day…), Bridget Fonda (Army of Darkness, Rough Magic…) ou Bredan Gleeson qui campent des rôles bien évidement légèrement caricaturaux, mais suffisamment crédibles et attachants pour que l’on ne se sente pas trop exclu, le réalisateur parvient à créer des liens et interactions intéressants et à peu près développés au sein du groupe. Bête noire de nombreux spectateurs, l’humour, qui tombe souvent à plat dans ce genre de productions est ici plutôt bien vu et assez drôle, et permet de mettre en avant certains personnages assez extravagants de notre fine équipe de brochettes précuites. Inutile donc d’espérer assister à film d’ambiance oppressant et angoissant dans la droite lignée d’un Les Dents de la mer, la référence qui nous vient tout naturellement à l’esprit durant la vision de Lake Placid est plutôt à chercher du côté de l’excellent L’Incroyable alligator de Lewis Teague. Une approche assez légère, mais qui réserve quelques bonnes frayeurs et des plans bien sanguinolents.
Les assauts meurtriers de notre reptile affamé sont assez violents, d’une férocité et d’une rapidité ne laissant que peu de chance à la victime désignée, le tout parfaitement mis en scène et à travers des effets spéciaux, CGI ou animatroniques, qui sont de très bonne facture, voire même assez impressionnants lors de certaines séquences.
Celle se déroulant avec un ours plutôt agressif est d’une efficacité rare, frissons garantis. Les blessures provoquées par l’animal sont suffisamment gores pour satisfaire notre soif morbide, malgré un rendu parfois un peu trop propre. Nous assisterons ainsi à une décapitation sauvage, un corps tranché en deux et d’autres surprises du même acabit. Si l’on ajoute à cela de superbes paysages, Lake Placid ayant entièrement été tourné au Canada, on obtient un bon petit divertissement destiné à égayer de mornes soirées. Lake Placid est une très bonne surprise, une série B qui malgré un certain manque d’originalité parvient à être rafraichissante dans un genre aussi balisé que celui des animaux tueurs. Un bon film d’aventures, souvent amusant, parfois effrayant, rendant de belle manière un hommage sincère à ses prédécesseurs et certainement à ce jour le film de plus aboutit de Steve Miner.
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Très bon divertissement avec un croco sympa! J’ai adoré la scène avec l’ours qui va vite découvrir que c’est pas lui le prédateur number one de ce lac pas si placide que ça!