Of Unknown Origin (Terreur à domicile) – 1983 – George P. Cosmatos
S’il est essentiellement connu pour ses productions comme Le Pont de Cassandra, Bons Baisers d’Athènes, ou Rambo 2 : La Mission, George P. Cosmatos est également à l’origine de petites séries B assez bien ficelées, comme Cobra, Leviathan ou encore celle qui nous intéresse ici : Terreur à domicile. Un film entièrement tourné au Canada dont le récit est tiré du roman The Visitor de Chauncey Parker III, et qui relate l’affrontement que se livrent deux protagonistes : un homme, banquier de profession, et un rat de grande taille, doté d’une intelligence hors norme. Un scénario plutôt classique, mais qui s’éloigne ainsi de celui de bon nombre de productions du genre, qui mettent généralement en scène une invasion d’innombrables rongeurs belliqueux (voir Les Rats attaquent, Soudain… les monstres, La Malédiction des rats, Les Rats de Manhattan, etc.) En ce sens, Terreur à domicile se rapproche en partie d’un film comme Willard, qui propose également un affrontement physique et psychologique entre un homme et un rat particulièrement retord, ou du segment La Nuit du rat (appartenant à l’anthologie horrifique En Plein cauchemar) réalisé par Joseph Sargent, futur géniteur du passable Les Dents de la mer : la revanche, qui utilise quasiment le même point de départ.
Un film qui laisse dans un premier temps présager un affrontement à la Moby Dick, qui peut pourtant paraitre inégal, mais l’intelligence et la ruse du rat compense ici la taille et la force brute de la baleine blanche. Le réalisateur tente de donner à cette guerre d’usure une légère tournure psychologique, qui malheureusement demeure loin d’être aussi réussie que celle qui oppose Ben et Willard dans le film du même nom.
Nous sommes plus proches ici d’un titre comme La Souris de Gore Verbinski que d’un véritable récit horrifique. Terreur à domicile met un moment à démarrer. Nous assistons durant toute cette mise en place aux diverses tentatives vouées à l’échec de Bart pour tuer l’intrus, ainsi qu’aux prémices des effets désastreux que cette fixation sur les rats aura sur sa vie personnelle et professionnelle. Jusqu’ici nous ne verrons pas grand-chose du fameux rongeur si ce n’est une patte par ci, un museau par là, une queue qui passe derrière un meuble… bref ça commence mal… par contre la démesure est de rigueur du coté de l’hôte, qui commence par disposer des pièges à rats normaux, pour en arriver à une batte de baseball customisées d’énormes clous, en passant par de la mort aux rats en très grande quantité ou des pièges à loups miniatures.
Mais rien n’y fait, le rat l’observe et semble se jouer de lui…
Le premier affrontement entre Bart et le rat arrive tardivement, un peu avant la moitié du film alors que Bart se rend dans sa cave et découvre une portée de petits ratounets. L’envahisseur se montre pourtant encore très discret, bien qu’après cette séquence on peut déduire que ce dernier fait la taille d’un chat et qu’il pousse des cris étranges, qui ressemblent à un mélange de couinements de rats et de miaulements de matous. Par la suite, des situations plus ou moins efficaces et vraisemblables s’enchaînent sans surprises jusqu’à l’homérique combat final.
D’une idée de départ intéressante, le réalisateur fait une petite série B sympathique, mais qui aurait gagné en intensité avec un traitement un peu plus sérieux du sujet. La tension horrifique ne prend jamais le pas sur l’aspect comique de certaines situations, bien que certains passages dégagent une ambiance plutôt réussie et que l’aspect craspec du rat fasse son petit effet. Terreur à domicile reste cependant plaisant à voir, ne serait-ce que pour la performance de son acteur principal, Peter – Robocop – Weller, qui affrontera quelques années plus tard des chiens féroces dans La Nuit du crime ou une bestiole aquatique gigantesque dans Leviathan, là encore sous la direction de George P. Cosmatos.
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À découvrir également :
- Leviathan – 1989 – George P. Cosmatos
- The Graveyard Rats (Les Rats in La Trilogie de la terreur 2) – 1996 – Dan Curtis
- Night of the Rat (La Nuit du rat) – 1983 – Joseph Sargent
- Galaxy of Terror (La Galaxie de la terreur) – 1981 – Bruce D. Clark
- Ratten – Sie werden dich Kriegen (Rats : l’invasion commence) – 2001 – Jörg Lühdorff








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