Piranha Part Two: The Spawning (Piranha II : les tueurs volants) – 1981 – James Cameron & Ovidio G. Assonitis
Piranha 2 fait partie des nombreux films bis produits avec hâte dans les années 1970/80 pour profiter du succès sans précédant de Les Dents de la mer. Après un très bon Piranha produit par Roger Corman et réalisé par Joe Dante, le producteur italien Ovidio Assonitis se jette à son tour dans la copie non conforme avec tout d’abord Tentacules, un film de poulpe mutant qui ouvrira la voie à de nombreux autres ersatz italiens. Satisfait des recettes obtenues, l’opportuniste récidive en lançant Piranha 2 : les tueurs volants, ou comment pomper deux succès d’un coup.
Ce qui fait de Piranha 2 une véritable curiosité, c’est qu’il aura permis au grand James Cameron (Abyss, Titanic etc.) de faire ses armes en tant que metteur en scène. Pour autant, il ne faut pas s’attendre à une franche réussite, mais plutôt à une confiserie pour bisseux éclairés.
Renseignements pris, la faible qualité du métrage n’est pas forcément à mettre au crédit du réalisateur de Terminator. En effet, Cameron s’était fait viré du tournage par un Assonitis insatisfait, qui boucla le film un peu n’importe comment. Et si, dans le montage ici proposé, rien ne transpire vraiment le génie, certaines scènes, que l’on pourrait imputer sans trop se planter à Assonitis, sont plus nazes que d’autres. Non content d’avoir un script pas très folichon (tous les clichés post-Dents de la mer répondent présent), le film nous assène régulièrement des touches d’humour lourdingues, et une flopée de seconds rôles crispants aux dialogues stupides et mal filmés.
A côté de ces scènes franchement douloureuses, qui en décourageront plus d’un, on a quand même droit au spectacle promis, avec une poignée de séquences gores et rigolotes (des poissons volants quand même !) qui retiennent in extremis l’attention du spectateur. C’est pas énorme me direz-vous, mais c’est déjà ça, d’autant que les dites séquences s’accompagnent parfois d’effets savoureusement kitch. Ceux possédant un seuil de tolérance assez élevé y trouveront facilement leur compte. Les plus blasés, eux, pourront toujours s’amuser à chercher les futures constantes dans l’œuvre de Cameron, comme la présence de Lance Henriksen au générique.
Au final, même si Piranha 2 n’a pas volé sa peu enviable réputation, il peut tout de même se voir aujourd’hui comme le candidat idéal de vos soirées entre potes, entre la pizza et les bières…
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Si jamais quelqu’un possède la version laserdisc du film, comportant le montage de Cameron… j’avoue que je serais très intéressé !
Assez dégueux par moments, mais impossible de ne pas se marrer en se remémorant certaines scènes ! Pas terrible… James Cameron, toi qui est un si bon réalisateur…