header.gif
  • Accueil
  • Forum
  • Animaux tueurs au cinéma
  • Les films catastrophe
  • A-Z
  • Bibliographie
  • Liens

Reptilicus (Reptilicus : le monstre des mers) – 1961 – Poul Bang & Sidney W. Pink

25/01/2010 nachthymnengravatarcloseAuteur: nachthymnen Nom:
Email: nachthymnen@hotmail.com
Site: http://www.animalattack.info
Divers: Littérature (A. Machen, I.L. Ducasse, E.A. Poe, J.-K. Huysmans, M.G. Lewis, H.P. Lovecraft, P.K. Dick, M.G. Dantec...), cinéma (beaucoup de choses, du nanar au chef d'oeuvre !)Tous ses articles (623)
Commenter Allez aux commentaires
VN:F [1.9.3_1094]
Rating: 7.3/10 (3 votes cast)
Reptilicus

Reptilicus
Aka : Reptilicus : le monstre des mers, Reptilicus Man
Genre : Marionnette écailleuse géante

Danemark/ USA, 1961, 81 min
De Poul Bang & Sidney W. Pink
Avec Carl Ottosen, Ann Smyrner, Mimi Heinrich, Asbjørn Andersen, Bodil Miller, etc.


Après avoir découvert, lors d’un forage, des ossements et de la chair assez bien conservés, des scientifiques vont trimbaler tout ça dans leur laboratoire. Il va cependant s’avérer que les restes sont encore vivants, et qu’ils se régénèrent. Le monstre reptilien va alors s’échapper et mettre la ville de Copenhague à feu et à sang, pendant que l’armée va tenter de le stopper par tous les moyens…

Très riches en monstres géants divers et variés, les années 50 nous ont fait découvrir des films comme Tarantula, Des Monstres attaquent la ville ou encore Le Monstre vient de la mer, titres qui malgré le poids des ans et l’évolution des effets spéciaux n’ont pas tant vieillit que cela. Reptilicus : le monstre des mers, n’avait sans doute déjà pas du impressionner grand monde lors de sa sortie en 1961, Ridilucus aurait sans douté été un titre plus approprié. Dans la lignée typique des films précités, Reptilicus ne propose finalement rien de neuf, à part peut-être le lieu où se situe l’action, puisque pour une fois il n’est question ni des États-Unis ni du Japon, mais des paysages danois austères et plats.

Alors que les jaquettes danoises présentent le film comme un spectacle familial à priori plutôt rigolo, les distributeurs hors Danemark en décident autrement et tente de nous vendre ici un film de monstre pur jus. Reptilicus pâtit de nombreux défauts, à commencer par son scénario légèrement tiré par les cheveux, mais qui sous couverts d’explications scientifiques plus ou moins valables arrive finalement à être accepté pour peu que le spectateur y mette pas mal de bonne volonté. Un forage en Laponie met à jour des morceaux de chair et des ossements, cas étrange qui justifie la venue de scientifiques et journalistes. Tout le monde y va de son hypothèses, mais une fois les restes rapatriés à Copenhague, des analyses plus sérieuses vont débuter. Les fragments font penser à un reptile gigantesque, différents de tous les dinosauriens connus à ce jour, ce qui vu sa tronche n’est guère étonnant, la sélection naturelle avait due agir dès l’arrivée du premier spécimen . Mais la grande particularité de la créature, surnommée Reptilicus par un journaliste, consiste en sa régénération. Si l’on coupe la queue d’un lézard, cette dernière repousse, et bien ici, c’est une bestiole entière qui va régénérer à partir d’un bout de queue.

Côté casting, nous ne sommes pas bien gâtés non plus. La plupart des comédiens en font des tonnes, et que ce soit pour la version française ou américaine le doublage est assez lamentable, faisant ainsi tomber à l’eau toutes les tentatives humoristiques des dialogues ou des situations. Concernant le déroulement du récit, Reptilicus est plutôt mollasson, et il va falloir attendre 50 bonnes minutes pour que le reptile s’échappe enfin du laboratoire, sans que l’on comprenne trop comment d’ailleurs. Sans doute avait-il envie d’aller profiter de l’hospitalité danoise et des richesses de Copenhague que nous avons pu découvrir avant son évasion. En effet, une looonnnngue visite touristique de la capitale danoise nous est proposée, à tel point que l’on en vient à se demander si ce n’est pas l’office du tourisme local qui a financé une partie du film.

S’ensuit une alternance de scènes de blabla et de destructions, que le réalisateur agence tant bien que mal. Le reptile gigantesque va être repoussé une première fois avant de s’établir dans les fonds marins, ceci afin de se régénérer et de revenir de plus bel. Les militaires vont alors tenter de coincer celui-ci pendant qu’il met Copenhague à feu et à sang. L’armée, un peu dépassée par les évènements, parviendra finalement à rayer de la carte cette abomination naturelle, qui heureusement ne pense pas à se servir de ses ailes pour échapper à une mort certaine, décidément la sélection naturelle est infaillible, espérons que ce monstre ne foule pas la surface de la Terre une troisième fois. Heureusement, les scènes mettant en jeu l’armée ou les habitants lors des moments de paniques sont plutôt sympathiques, le nombre de figurants et de matériel militaire est vraiment impressionnant.

Niveau effets spéciaux, Reptilicus n’est pas non plus une grande réussite. Le reptile gigantesque n’est qu’une marionnette, peu crédible, rigide et mal animée. Vu de très près, il parvient à peu près à faire illusion, mais lors de ses déplacements, la bestiole ressemble à un patin désarticulé, suspendu à des fils et manœuvré au gré du vent. Pour se défendre, Reptilicus est capable de lancer des glaviots verdâtres, qui sont en fait des crachats d’acide, représentés par des dessins ajoutés en surimpression à même la pellicule. A ce titre, la seule scène où l’on voit Reptilicus avaler quelqu’un utilise le même procédé, et l’on assiste médusé au glissement sur l’image d’une photo mal détourée se dirigeant vers la gueule du monstre. A noter aussi l’utilisation de vieux stockshots de navires qui coulent ou d’incendies divers et variés qui s’intègre plus ou moins bien au reste du film. Les scènes de destruction mettent en jeu la marionnette au beau milieu de maquettes plus ou moins réussies et toujours très floues, et ce jusqu’à l’anéantissement de la bête d’une manière non conventionnelle pour ce genre de film (ben oui car chaque morceau du reptile pourrait se régénérer et donner naissance à un autre monstre, donc il vaut mieux éviter les conneries).

Reptilicus est vraiment loin d’être ce qui se fait de mieux dans le genre. Malgré ses aspects complètement ratés et ses nombreuses longueurs qui le rendent ennuyeux, le film mérite tout de même le coup d’œil, ne serait-ce que pour rire un peu devant une série B lorgnant par moments vers le Z le plus total, ou encore pour sortir un peu des habituelles productions nippones ou américaines, encore que dans ce cas mieux vaut se tourner vers l’excellent Gorgo.

Reptilicus (Reptilicus : le monstre des mers) - 1961 - Poul Bang & Sidney W. Pink , 7.3 out of 10 based on 3 ratings
Partager cette page !
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
  • Netvibes
  • MySpace
  • Technorati
  • Yahoo! Buzz
  • Live
  • Print
  • email

À découvrir également :

  1. Gorgo – 1961 – Eugène Lourié
  2. The Crater Lake Monster – 1977 – William R. Stromberg
  3. Basilisk: The Serpent King (Basilisk : Le monstre du désert) – 2006 – Stephen Furst
  4. The Lizard of Death! – 2000 – Benjamin J. Heckendorn
  5. The Beast From 20000 Fathoms (Le Monstre des temps perdus) – 1953 – Eugène Lourié
Categories: Animaux tueurs, Dinosaures, Reptiles, Reptiles divers
Commentaires (0) Trackbacks (0) Commenter Trackback
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks
Vous devez être identifié pour poster un commentaire
Abominable – 2006 – Ryan Schifrin Lockjaw: Rise of the Kulev Serpent – 2008 – Amir Valinia

RSS News

  • The Bloody Rage of Bigfoot - James Baack - 2009
  • Altitude - Kaare Andrews - 2010
  • The Lives Of The Monster Dogs - Chris Wedge - 201[?]
  • Garden Of Evil - Paul Ziller - 2011
  • Bait 3D (Shark Bait) – Russel Mulcahy - 2010

Animaux tueurs

  • [—]Animaux tueurs
    • Ailés
    • [+]Animaux aquatiques
      • Céphalopodes
      • Espèces aquatiques diverses
      • Poissons tueurs
      • Requins tueurs / Sharksploitation
    • Arachnides
    • Autres animaux
    • Canidés
    • [+]Cryptozoologie
      • Créature des marais
      • Divers
      • Monstres marins
      • Yéti, Sasquatch, Abominable homme des neiges
    • Dinosaures
    • Félidés
    • Insectes rampants
    • Insectes volants
    • Ours
    • Primates
    • [—]Reptiles
      • Crocodiliens
      • Reptiles divers
      • Serpents
    • Rongeurs, rats, lapins
  • Végétaux tueurs

Monstres et mutants

  • [+]Monstres et mutants homme-animal
    • Loups-garous
    • Monstres et mutants aquatiques
    • Monstres et mutants terrestres
  • Bestioles diverses et variées
  • Monstres légendaires
  • Morts-vivants, zombies, fantomes, vampires, momies, etc.

Films catastrophes

  • [+]Films catastrophe
    • [+]Catastrophes naturelles et écologiques
      • Avalanches, tempêtes de neige
      • Cyclones, tornades, ouragans, typhons
      • Épidémies, virus
      • Éruptions volcaniques
      • Incendies, feux de forêt
      • Raz de marée, tsunami, inondations
      • Tremblements de terre
    • Catastrophes technologiques, industrielles, nucléaires, transports
    • Météores, astéroïdes, catastrophes spatiales, trous noirs, tempêtes solaires
    • Réchauffement climatique, ère glaciaire, catastrophe globale, fin du monde

Venus d’ailleurs, aliens

  • Venus d’ailleurs, aliens

Autres catégories

  • Aux frontières du genre
  • Documentaires
  • Littérature / BD
  • Séries télévisées

Critiques à venir

  • Critiques à venir (175)

Articles

  • [+]Articles divers
    • Les personnages aux prises avec des catastrophes naturelles ou des animaux tueurs
    • Les clichés propres au genre
    • Les éléments clés d’un scénario de film catastrophe
    • Nu Image et les productions d’animaux tueurs
    • La vue subjective chez les animaux tueurs.
  • [+]La Revanche de la nature sur l’Homme.
    • Catastrophe. Le commencement de la fin.
    • Animaux tueurs au cinéma. La révolte gronde.
    • [+]40 années de terreur.
      • Les mondes perdus.
      • Au commencement… les prémices du film catastrophe.
      • Une catastrophe peut en cacher une autre. Naissance du film catastrophe durant la Grande dépression.
    • [+]Les années 50 : les avancées technologiques et l’ombre de la guerre.
      • Monstres atomiques.
      • La Terre menacée de destruction.
    • Les sixties : l’oiseau de mauvaise augure et la révolte de la nature.
    • [+]Les années 70 : explosion du genre et prise de conscience écologique.
      • [+]L’âge d’or du film catastrophe.
        • Irwin Allen : the Master of Disaster
        • Le mondo catastrophe.
      • [+]La révolution animale.
        • Introduction
        • Première partie : des animaux contrôlés par l’homme.
        • Quatrième partie : b-movies ou bee movies ?
    • [+]Les années 80 : animaux féroces et mondes dévastés.
      • Le déclin du film catastrophe.
      • [+]Crocs tranchants et griffes sanglantes.
        • Introduction
        • Première partie : je croque, tu croques,… ils croquent!
        • Deuxième partie : faune sauvage et nature hostile.
        • Troisième partie : chiens méchants.
        • Quatrième partie : invasions de rats
  • Les Films catastrophe
  • [+]Biographies
    • Curtis Harrington
    • Juan Piquer Simón
    • Gary Jones
    • Nathan Schiff
    • René Cardona Jr.
    • William Grefe

Extraits et trailers

Deep Blood

The Asylum

SyFy

Twitter

Nu Image

Maneater Series

YouTube

Canal Play

Derniers ajouts

  • The Messengers (Les Messagers) – 2007 – Oxide et Danny Pang
  • Taranthriller – 1993 – Mirosław Dembiński
  • Contamination – 1980 – Luigi Cozzi
  • Piranha 3D – 2010 – Alexandre Aja
  • Bog – 1983 – Don Keeslar
  • Kiseichuu: kiraa pusshii (Parasyte : The Killer Pussy) – 2004 – Takao Nakano
  • They Wait (30 Jours de terreur) – 2007 – Ernie Barbarash
  • The Tattooist – 2007 – Peter Burger

Commentaires

nachthymnen on Piranha 3D – 2010 – Alexandre Aja
Christian Trouille on Piranha 3D – 2010 – Alexandre Aja
Peter Watts on Piranha – 1995 – Scott P. Levy
Peter Watts on Infestation – 2009 – Kyle Rankin
rexzillalien on Lake Placid – 1999 – Steve Miner

Quelques suggestions

  • Alien Lockdown - 2004 - Tim Cox
  • Mako: The Jaws of Death (Les Mâchoires infernales) - 1976 - William Grefe
  • Abominable - 2006 - Ryan Schifrin
  • McGyver: Kill Zone (Mac Gyver : Ultime expérience) – 1988 – Chuck Bowman
  • Creepies 2 - 2005 - Jeff Leroy
  • Epicenter (Secousses à Los Angeles) - 2000 - Richard Pepin
Remonter ;) WordPress
Copyright © 2005-2010 Agressions animales. La revanche de la Nature sur l’Homme. Animaux tueurs et catastrophes naturelles au cinéma.
Theme based on iNove by NeoEase. Les images et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs ayant droits respectifs.