Sands of the Kalahari (Les Sables du Kalahari) – 1965 – Cy Endfield

08/01/2010 nachthymnen Commenter Allez aux commentaires
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Les Sables du Kalahari

Sands of the Kalahari
Aka : Les Sables du Kalahari
Genre : Babouins agressifs

UK, 1965, 119 min
De Cy Endfield
Avec Stuart Whitman, Stanley Baker, Susannah York, Harry Andrews, Theodore Bikel, etc.


Suite à une malencontreuse rencontre avec une nuée de sauterelles, un petit avion s’écrase en plein désert africain. Les six rescapés trouvent une grotte où se réfugier. L’un d’entre eux décide de partir chercher des secours, mais il ne reviendra pas… La panique gagne rapidement les survivants, qui vont devoir tenter de survivre, affrontant la faim, la soif, une meute de babouins agressifs et quelques autres surprises…

sandskalahari09Alors que les spectateurs étaient encore sous le charme des magnifiques effets spéciaux concoctés par Ray Harryhausen pour L’Île mystérieuse, adaptation du roman de Jules Verne réalisée par Cy Endfield, auteur de l’excellent film à succès Zoulou, voici que ce dernier s’intéresse cette fois-ci aux écrits de William Mulvihill, dont il va adapter le roman Sands of the Kalahari. Un récit d’aventures qui prend place dans une région reculée d’Afrique du Sud, le désert du Kalahari, dans lequel vont tenter de survivre les rescapés d’un crash aérien. À la manière d’un titre comme Cyclone, le film d’Endfield tient plus du drame, dont le contexte emprunte son origine à un film catastrophe quelconque, avant que le récit ne se focalise essentiellement sur la psychologie des personnages et l’évolution de leurs relations face à des évènements inhabituels.

Loin de toute civilisation, avec peu d’espoir de survie et des réserves d’eau et de nourriture minimes, les protagonistes (cinq hommes et une femme) sont livrés à eux-mêmes. Seul l’un d’entre eux, Brian, semble à peu près capable de se débrouiller seul et prend un certain plaisir à la situation. Sa volonté de survivre et son rapport à la nature sauvage vont finalement prendre le dessus, et l’on décèle rapidement chez lui un retour à l’état primitif, à la manière des enfants dans Sa Majesté des Mouches. Le leader va petit à petit perde la tête, entrainant la rupture du fragile équilibre qui maintenait une certaine cohésion dans le groupe, puis va commencer à vouloir éliminer ses acolytes.

Nous sommes donc loin ici d’une quelconque histoire d’animal tueur décimant un à un les protagonistes comme peuvent l’être des titres comme In the Shadow of Kilimanjaro ou Primal Force. sandskalahari01Pourtant, les animaux sont bien présents dans les paysages sauvages explorés par les rescapés, à commencer par la nuée de criquets à l’origine de l’accident, et l’intervention récurrente de babouins plutôt agressifs qui vivent non loin du campement établi par les rescapés. À grands renforts de cris et d’expositions de crocs énormes, ces derniers semblent confiner les hommes dans les cavernes, comme s’ils faisaient tout pour les avoir à l’oeil tout le temps. Au fil du récit, les singes se font de plus en plus présents et menaçants, et constituent un danger pouvant s’avérer mortel… Jusqu’a l’affrontement final, d’une rare bestialité, entre Brian un un primate. Brian qui a préféré fuir l’aide d’une équipe de secours, mais qui va devoir trouver et mériter par la force sa place dans l’existence sauvage qu’il souhaite s’offrir. Un retour à la nature qui ne se fera pas sans heurts…

sandskalahari08Pour son film, Cy Endfield s’entoure de comédiens confirmés, comme le sympathique Stuart Whitman, qui a dans sa longue carrière croisé un bon nombre de bestioles agressives, comme un énorme crocodile, un bison blanc terrifiant, un chat démoniaque et même des improbables lapins géants ! Celui-ci partage l’affiche avec Stanley Baker, l’inspecteur dans Le Venin de la peur, Susannah York (On achève bien les chevaux, Superman, Images, etc.), Theodore Bikel (I Bury the Living) ou Nigel Davenport (Phase IV). Pour l’anecdote, les rôles principaux étaient initialement prévus pour Richard Burton et Elizabeth Taylor, un choix prestigieux qui aurait sans doute donné à Les Sables du Kalahari une meilleure visibilité. En effet, le film de Cy Endfield est malheureusement demeuré dans l’ombre d’une autre production sortie la même année, qui proposait un récit assez similaire (sans les babouins !) : The Flight of the Phoenix, qui mettait en scène James Stewart aux cotés de Richard Attenbrough.

Les Sables du Kalahari est une production remarquable, dont le récit est réellement mis en valeur par l’interprétation sans failles de ses acteurs. Un grand film mis en scène de manière magistrale par Cy Endfield, qui prouve une nouvelle fois ses talents de réalisateur, et qui mêle ici avec brio drame et aventures dans de magnifiques paysages. Un excellent divertissement injustement méconnu à découvrir à la première (rare) occasion !

Sands of the Kalahari (Les Sables du Kalahari) - 1965 - Cy Endfield 10.0101
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