Shark Attack 2 (L’Attaque des requins tueurs) – 2001 – David Worth
Après l’ineffable Shark Attack, voilà ‘ti pas qu’ils nous font une suite. J’ai pas du tout été convaincu par Casper et son histoire d’expériences sur les requins, alors que vont ils nous sortir cette fois ci ?
Voici le menu, j’attaque par l’apéro : deux naïades aux formes appétissantes, tellement d’ailleurs que l’une d’elle va finir entre deux dents de requin, pendant que sa sœur lui opère l’œil avec un couteau. Quel drame mes amis, mais au moins ça commence bien et fort, avec force bulles et gesticulations aquatiques.
L’entrée : présentation du beau mââââle qui travail dans un parc aquatique (genre le truc qui sert à rien mais il faut faire plaisir à la masse) mais qui a un patron, celui là alors, quel enculé, normal c’est un patron sans scrupule tu vois le genre, rien qu’à sa gueule tu le sens pas ce mec. Et en effet il fait rentrer ce fameux méchant requin dans l’aquarium mais afin d’appâter le chaland il fait descendre dans le bassin un plongeur qui évidemment se fait bouffer. Alors en gros pourri de base, il reporte toute la faute sur le héros qui est contraint forcé de quitter son boulot. Dur.
Le plat principal : ben là je vais pas trop en dire sinon ça n’aura plus grand intérêt, mais le requin, qui a en fait plein de frères et sœurs, ou des potes, on ne sait pas trop là, va être pourchassé, et là entre en scène un second couteau que j’ai trouvé excellent, une espèce d’Indiana Jones à la noix, frimeur, véritable connard médiatique, qui présente des émissions animalières. Et apparemment ça lui est monté au ciboulot. Sinon entre deux dialogues navrant, on a le droit à des attaques de requins pas trop mal, notamment grâce aux mouvements paniqués de la caméra, qui s’ils ne permettent pas de suivre l’action nettement, peuvent au moins restituer la panique et la violence des attaques.
Le fromage : ben disons que les personnages passent de la haine à l’amour ou à l’amitié viril, c’est important ça dans un téléfilm, l’exaltation à l’amitié, à la réconciliation etc. Bref des personnages aussi épais que du papier bible.
En dessert : le final est débile évidemment du grand n’importe quoi mais encore une fois des héros qui ont des couilles même l’héroïne, et l’Amérique triomphe encore du mal, bordel ils ont latté des pays à la pelle, c’est pas quelques requins modifiés qui vont les emmerder non ?
Quant au service, il est plat, avec ici et là du recopiage de Jaws, notamment lors de scènes de panique sur la plage, ou pour l’ambiance globale de vacances perturbées par ces franc maçon à nageoire dorsale ou même pour les réactions des autorités, décidément on ne sait plus à qui se confier, qui veulent tout étouffer car du fric est en jeu, mais qui fort heureusement après quelques morts se disent que bon sang, Jack vous aviez raison, on vous laisse carte blanche.
Suite qui ressemble donc vraiment à un film d’attaques animales contrairement au précédent, bien repompé sur Les Dents de la mer par moment, aux scènes d’actions bien velues, mais très platement mis en scène, avec des acteurs fantômes, qui réussissent mieux les casting eugénistes où il faut montrer son superbe corps formé par l’abstinence et le bistouri que ceux où il faut réciter du Shakespeare. Donc à voir une binouze tiède à la main, des chips molles et pourquoi pas quelques potes qui brailleront des conneries aux moments les plus tragiques.
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