Shark Hunter – 2001 – Matt Codd
AAh le fameux thème du mythique mégalodon ! Utilisé jusqu’à présent dans des nanars et navets à la réputation peu flatteuse tels Shark Attack 3 : Megalodon, La Chasse au requin tueur ou encore Megalodon, ce Shark Hunter ne déroge pas à la règle et espérons que nous n’en dirons pas autant de MEG, que nous attendons toujours. Le réalisateur, Matt Codd (Wraiths of Roanoke, Dragon Dynasty), illustrateur à ses heures, nous présente cette histoire de mégalodon qui est sorti de la tête de qui ? Si je dis Philip J. Roth, ça vous dit quelque chose ? Si vous avez lu mes critiques de Dragon Fighter et de New Alcatraz, ce nom vous dira probablement quelque chose. Mais son histoire est somme toute intéressante (mégalodon+sous-marin+héros ayant déjà eu affaire à la bête), faisant penser au livre de Steve Alten La Terreur des Abysses (est-ce qu’Alten aurait plagié sur Roth ? Jamais !). Le problème, c’est que pour transposer un récit comme ça sur écran, cela demande à la fois un certain budget et un minimum de talent. Et ici, on ne retrouve ni l’un ni l’autre.
Le pauvre petit Spencer (Antonio Sabato Jr., Bugs, Destination : Infestation) est traumatisé depuis son enfance depuis la disparition de ses parents. En effet, durant une calme nuit sur un voilier, une masse énorme sortie des flots est venue les emporter avec elle au fond de la mer. Avouez que nous avons tous déjà eu cette peur qu’on soit sur l’eau en pleine nuit et qu’une créature, requin ou calamar, vienne nous emporter avec elle au fond de l’eau (en tout cas moi oui !).
Nous avons pu voir ce type d’intro dans le récent Kraken : Tentacles of the Deep, ou bon nombre d’autres productions du genre. Devenu adulte, et après qu’une station de recherches sous-marines ait mystérieusement été détruite, Spencer part à l’aventure dans un sous-marin dont il lui-même créé le design, l’Argus. Séquence qui donne lieu à une belle incohérence : nous sommes dans les bas-fonds sous-marins, et après avoir aperçu des gars en scaphandre précédemment, ces derniers on disparut au profit d’un simple plongeur. Plus besoin de scaphandre donc, une simple combinaison fera l’affaire sans que l’on courre le moindre risque d’imploser comme la station du début (sûrement un coup de ces saletés d’hommes-crabes, c’est moi qui vous le dit). Tout est qu’après que l’équipage ait débattu si oui ou non les mégalodons auraient pu survivre à l’extinction, en voilà un qui se pointe. Alors, ils préparent le mini submersible, les harpons qui devraient maîtriser la bête sans la tuer (ben oui, pour le bien de la science de la biologie marine, il faut préserver cette forme de vie à tout prix !). Évidemment, tout merde et il faut re-débattre si oui ou non nous devons préserver cette forme de vie (Antonio, la bave aux lèvres tel Achab, veut se faire un collier de dents préhistoriques bien sûr !). Mais bon, rien de vraiment excitant ici, car le spectacle qui se déroule devant nos yeux est loin d’être des plus réussis.
On pourra remarquer des références à Les Dents de la mer comme lorsque Grand L. Bush dit « We’re gonna need a bigger sub » tel le regretté Roy Scheider qui exprimait alors « We’re gonna need a bigger boat ». Ahhh ! C’était le bon vieux temps où on n’avait pas besoin de CGI miteux pour représenter un requin, car celui de Shark Hunter peut aller se rhabiller aux côtés du poulpe d’Octopus. Mais tout n’est pas si négatif, comme le final quelque peu pessimiste, où notre requin meurt d’une façon qui n’est pas sans rappeler la disparition du squale tueur de Les dents de la mer 4 : la revanche. Passé cela, on tombe sur le générique où est écrit « In memory of Janine Clark » et en faisant quelques recherches, on découvre que Janine Clark s’occupait de la production de films comme Dragon Fighter, Antibody, etc. et qu’elle est morte lors d’un accident d’automobile en Bulgarie un certain 11 septembre 2001… Coïncidence ou comme dirait Jim Carrey «11+09+2+0+0+1=23, Woouaaahhh!»
Les CGIs pourraves ont grandement participé à achever cette petite production bon marché. Si vous désirez tant que ça à regarder ce Shark Hunter, 2 solutions s’offrent à vous : Vous proposez ce titre à une quelconque chaîne télé ou compagnie de distribution de DVD. Ou si vous vous débrouillez bien avec l’anglish, vous vous procurez le seul DVD existant, proposant seulement une piste en V.O.. Mesdames, Messieurs, bonne soirée… Journée… Ou ce que vous voudrez !
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