Silent Predators (Morsure) – 1999 – Noel Nosseck
Si ça, ce n’est pas un scénario en béton armé, je ne m’y connais pas, et à voir le palmarès du réalisateur, n’espérons pas ici un film à 7 Oscars. Les habitués de ce genre de productions télévisuelles peuvent s’attendre à un produit juste calibré comme il se doit pour donner quelques frayeurs au spectateur erpetophobe. Un téléfilm porté entre autre par l’ineffable Harry Hamlin, sous-prototype poussiéreux du beau gosse d’un autre temps et d’un autre continuum espace temps, qui est un handicap supplémentaire et un signal d’alerte de plus nous avertissant de la médiocrité de ce à quoi nous allons assister.
Et effectivement on ne va pas être déçu. Enfin si, mais seulement si on s’attendait à un film d’attaques animales. Après l’accident du début, on se retrouve assez vite à dans le vif du sujet avec des personnages simplistes, pour ne pas dire caricaturaux, comme le vilain promoteur immobilier avide de fric et faux cul, son bras droit, une ravissante blonde complètement conne, le vieux flic noir (oui noir, parce qu’il en fallait UN dans le film) prêt à partir. Oh non Jack je ne veux pas de problème dans ma ville ! Et donc le fameux Harry Hamlin, aussi expressif qu’une boite de sardine, en chef de pompier qui débarque dans la petite communauté avec son lourd secret formaté et qui va sauver plein de vies. Disons le tout de suite, il n’y aura que peu de morts, et pour le peu qu’il y aura, ce sera tout sauf spectaculaire. Le premier mort arrive rapidement (un boutonneux qui flirtait avec une pouff, ça lui apprendra à pas forniquer avant le mariage, sale con) lançant très vite l’intrigue. Ceci dit on aura droit à énormément de scènes chiantes au possible, pour tenter d’épaissir un peu le maigre profil psychologique des personnages. L’action est vite diluée dans une pseudo enquête, prétexte au rapprochement entre le pompier et la blonde, qui du coup marque au fur et à mesure la distance avec son boss. Classique, nul à chier, chiant, long.
Côtés attaques animales, on a le droit au classique serpent (qui se dédouble miraculeusement après) qui atterri dans la baraque, on ne sait trop par quel miracle, et le plus abominablement con, c’est que l’on à affaire à des serpents à sonnettes. Alors genre, la gonzesse fait du vélo d’appartement et se rend compte qu’il y a deux serpents à ses pieds une fois qu’elle décide de s’arrêter de pédaler. Cette scène, de par sa subtilité et sa maîtrise dramatique, résume bien à elle seule la qualité de ce téléfilm. Et c’est aussi une des rares attaques de serpents que l’on verra, si l’on excepte le final où plusieurs reptiles ont été posés au hasard sur le plateau de tournage et se baladent tranquillement sans se préoccuper des acteurs qui eux semblent complètement effrayés. Tout est usé jusqu’à la trame, l’enchaînement des péripéties, jusqu’au final grotesque et bâclé. Et pas grand chose à dire où à sortir de cette production tant elle est pleine de vide. Une grosse merde à éviter.
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« Basé sur un scénario de John Carpenter » annonce fièrement la jaquette de ce Silent Predators, ce qui ne peut qu’induire une certaine méfiance vis à vis de cette petite production. Cependant, vu la teneur du scénario, qui respecte à la lettre le cahier des charges de toute production de seconde zone dédiée aux animaux tueurs, quiconque aurait pu l’écrire. Une ville sympa et son projet immobilier, un pompier dévoué, une jolie femme et quelques serpents. Des reptiles réels cependant, que le réalisateur ne se prive pas de nous montrer, ce qui ajoute un peu d’intérêt à un film qui manque cruellement de rythme et beaucoup trop aseptisé. Un divertissement honnête, pas très excitant ou effrayant, mais qui propose quelques séquences efficaces. Aussitôt vu, presque aussitôt oublié cependant…