The Birds II: Land’s End (Les Oiseaux II) – 1994 – Rick Rosenthal

28/12/2009 nachthymnen Commenter Allez aux commentaires
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The Birds II: Land's End

The Birds II: Land’s End
Aka : Les Oiseaux II, Gli uccelli II, Los pájaros 2
Genre : Oiseaux tueurs

USA, 1994, 87 min
De Rick Rosenthal
Avec Brad Johnson, Chelsea Field, James Naughton, Jan Rubes, Tippi Hedren, etc.


Ted et May Hocken ont décidé de passer l’été avec leurs deux filles à Gull Island. Ted a prévu de consacrer son temps à l’écriture d’une thèse tandis que May travaillera pour un journal local. Remarquant que l’île est envahie par les oiseaux, Ted prend conscience du danger lorsqu’il est attaqué par un goéland. Le propriétaire du magasin principal partage son inquiétude. Mais c’est seulement lorsque les oiseaux commencent une attaque très violente que le reste de la population réalise le terrible danger qui plane au-dessus de leur têtes.

thebirds203Comment réussir à donner une suite potable au chef d’œuvre d’ Alfred Hitchcock Les Oiseaux ? Entreprise difficile en effet, et cette production télévisée réalisée par Rick Rosenthal (Hellraiser : Bloodline, Halloween II, Halloween Resurrection, etc) crédité sous le nom d’Alan Smithee, un anagramme de « The Alias Men » généralement utilisé par les réalisateurs qui refusent d’être crédité sur un film qu’ils trouvent mauvais, ne garde rien de l’impact et du pessimisme qu’a pu susciter le film d’Hitchcock en son temps, faisant de cette suite un film moyen, pas totalement dénué d’intérêt mais relativement mou du genoux et très avare en scènes d’attaques, un comble !

L’action est transposée en Nouvelle Angleterre, sur une île appelée Gull Island (Gull signifiant mouette, avouez que c’est déjà mauvais signe) et se déroule approximativement 30 ans après les évènements horribles survenus dans la petite ville côtière de Bodega Bay, histoire dont il sera question lors de quelques répliques afin de bien nous faire comprendre que l’on assiste à une production affirmant ses liens avec The Birds premier du nom… malheureusement pour nous la relation entre les deux œuvres s’arrête ici.

Nous allons donc suivre la vie d’une famille américaine typique, venue passer des vacances dans le coin afin que le père, qui enseigne la biologie puisse au calme rédiger sa thèse de doctorat. Un couple qui s’aime, deux enfants adorables, un chien tip top sympa, prières de rigueur lors des repas et avant de se coucher bref rien de bien nouveau sous le soleil. thebirds208Mais si l’on gratte un peu le vernis on se rend vite compte que tout ne va pas si bien, le père ne s’est jamais vraiment remis de la mort de leur fils quelques années auparavant, et sa femme ne repousse pas vraiment les avances d’un photographe du coin, envenimant les relations conjugales. Si l’on ajoute à cela la faute impardonnable à laquelle va se livrer notre charmante famille, à savoir manger un poulet, on comprend mieux pourquoi les oiseaux vont passer à l’attaque. En fait c’est le chien qui profitera d’un moment d’inattention pour dérober le poulet et le manger, il le paiera d’ailleurs cher plus tard, car la volaille est plutôt rancunière. Nos gentils protagonistes vont également se lier d’amitié avec un vieux pêcheur qui vit seul dans le phare non loin de chez eux, et s’attirer les foudres du maire qui refuse de croire que des goélands puissent attaquer le gens. De plus la panique ferait fuir les touristes et donc les dollars, encore une fois les scénaristes font preuve d’une imagination débordante…

Le gros point noir du film c’est qu’il ne s’y passe rien du tout ! Si les premières secondes nous offre le spectacle d’un homme se faisant attaquer par des volatiles venus lui picorer les yeux, il va ensuite falloir attendre 50 bonnes minutes avant que tout s’emballe. Pendant ce temps on s’ennui ferme, la vie de nos compère n’est pas vraiment palpitante et l’on a par moments l’impression de se retrouver devant un Soap des plus commun. Les acteurs demeurent cependant assez convaincants pour ce type de film et Chelsea Field se révèle être assez mignonne. Pourtant quelques scènes sont plutôt réussies, les rares attaques sont réalistes violentes et les effets spéciaux de bonne facture, malgré quelques incrustations parfois hasardeuses. Le premier véritable assaut est assez impressionnant, des dizaines d’oiseaux, corbeaux et goélands, s’engouffrant par la fenêtre ouverte de la chambre des deux gamines, ne causant au final que peu de dégâts excepté quelques coups de bec mais le réalisme de l’agression nous fait vite oublier cela, dommage qu’il ait fallu attendre si longtemps pour assister à cela… Les volatiles ne sont pas encore bien rôdés et profitent de la nuit pour mener leurs raids aériens, et c’est cette fois-ci le chien qui va en faire les frais, se retrouvant couvert de meurtrissures causées pas des coups de becs puissants (capables de perforer des planches de bois et la coque d’un bateau tout de même !).

thebirds209Cloîtrés dans la maison, nos héros vont attendre impuissants que les monstres à plumes se lassent et décident d’aller picorer ailleurs, ce qu’ils vont faire nous offrant ainsi le deuxième mort du film, qui y perdra également ses yeux. Les volatiles vont ensuite se regrouper, telle une armée afin de préparer l’assaut final, semant cadavre et désolation dans la petite ville durant la journée du lendemain. Passage qui se révèle être vraiment efficace, la violence de l’attaque est assez bien retranscrite à l’image même si tout paraît un peu fouillis. Les gens affolés courent dans tous les sens et tombent sous les coups de becs des mouettes, et ces derniers ne peuvent opposer que peu de résistance (on voit bien un ou deux oiseaux exploser sous des coups de fusil mais c’est tout). Notre famille modèle en profite pour s’échapper en bateau, retournant en pleine mer ce dernier afin de se protéger des tueurs volants, puis assiste une fois la calme revenu à un spectacle étonnant, la migration de cette véritable armée vers les côtes du continent, laissant présager le pire pour les jours à venir…

Les Oiseaux II est au final assez médiocre, longuet et très avare en cadavres, qui ne vaut le coup d’œil que pour ses quelques attaques réalistes et son final abrupte certes mais assez effrayant. Un curiosité à découvrir, même s’il est préférable de se tourner vers le classique Les Oiseaux (que tout le monde devrait avoir vu d’ailleurs) ou même Birds of Prey, bien plus sanglant et rigolo.

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Categories: Ailés, Animaux tueurs
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