The Deadly Mantis (La Chose surgit des ténèbres) – 1957 – Nathan Juran
Les années 50 nous ont offertes de nombreux films mettant en scènes des animaux et insectes géants, les plus réussis demeurant à ce jour sans doute Tarantula, Des Monstres attaquent la ville ou encore Le Monstre vient de la mer. The Deadly Mantis, connu en France sous le titre La Chose surgit des ténèbres, n’est pas le plus réussi d’entre eux, mais il demeure quand même bien sympathique et supérieur à certaines réalisations ultérieures (de bien peu tout de même) comme The Beginning of the End par exemple. Malgré un budget limité, des décors studio pas toujours très crédibles et des acteurs assez lisses, le film de Nathan Juran (Attack of the 50 Foot Woman, First Men in the Moon…) parvient sans peine à ses fins.
Si l’histoire, écrite par William Alland (Revenge of the Creature) et Martin Berkeley (Tarantula), n’est encore une fois qu’un prétexte à ce que l’insecte détruise tout ce qui passe à sa porté, le déroulement de celle-ci est ici plutôt bien amené, bien que l’on sache dès le départ, contrairement aux militaires présent dans leur camp en Arctique, à quels types de catastrophes on risque d’assister.
Bien évidement pas mal d’éléments on un peu vieillit aujourd’hui, certains décors notamment, mais l’utilisation de stock-shots et l’aspect documentaire qui introduisent le film renforcent le côté réel de la catastrophe que cherche à montrer le réalisateur, ce qui compense un peu l’incrédibilité scientifique qui découle de tout le reste. Les effets spéciaux quand à eux sont tout à fait corrects et tiennent encore bien la route, même s’ils restent vraiment perfectibles par moments, surtout lors de certains passages mettant en jeu des maquettes ou lors des vols de l’insecte.
Bien évidement il ne faut s’attendre à aucune surprise particulière de cette production plutôt routinière, la mante religieuse géante débarque à New York, détruit tout ce qu’elle peut avant qu’elle ne soit anéantie par l’armée épaulée par l’aide de quelques scientifiques. Du classique donc, mais tout de même assez plaisant à regarder. Une chose étrange cependant, alors que la plupart des films du genre cherchent normalement à entretenir un peu de mystère autour du ou des monstres du film (Them! ou The Beginning of the End par exemple ont des titres qui ne révèlent rien quand à leur contenu, même si par contre les affiches étaient bien plus parlantes…), The Deadly Mantis lui met tout de suite les pieds dans le plat. Une production directement calibrée pour les drive-in et un public assez ciblé au final, mais qui provoquera sans doute quelques rires étouffés chez d’autres spectateurs.
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