Underworld 3: Rise of the Lycans (Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans) – 2009 – Patrick Tatopoulos

03/01/2010 Ratapoil Commenter Allez aux commentaires
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Underworld 3: Rise of the Lycans

Underworld 3: Rise of the Lycans
Aka : Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans
Genre : Vampires vs Loups-garous

USA/ Nouvelle Zélande, 2009, 92 min
De Patrick Tatopoulos
Avec Michael Sheen, Bill Nighy, Rhona Mitra, Steven Mackintosh, Kevin Grevioux, etc.


Au Moyen-âge, l’équilibre règne entre les vampires, dirigés d’une main de fer par Viktor, et leurs esclaves les lycans. Lorsque Viktor découvre l’amour de sa fille Sonja pour Lucian, un lycan, une guerre sanglante aux conséquences irréversibles éclate alors et va opposer ainsi les deux clans pour l’éternité…

underworld302Malgré le vilain souvenir qui colle au premier volet de la série Underworld, associé à l’époque au groupe musical merdique Evanescence, je n’ai pourtant pas été vraiment déçu la mise en place de cette saga qui mêle habilement les mythes des vampires et ceux des loups-garous. Tout comme par le visuel de type comics axé cuir, très inspiré de Blade, le tout baignant dans une violence esthétique très chiadée, souvent grandiloquente, mais jamais outrancière. Ce troisième épisode n’est pas une suite, mais une préquelle comme on dit quand on est branché, ce qui permet d’exploiter habilement le filon en inventant un passé à la série, pour mieux asseoir le background de ce qui vient après. L’action se situe à une époque médiévale fantasmée, plus proche de l’heroic fantasy que de la réalité, puisque lupus et suceurs de sang y vivent au grand jour, ces derniers ayant asservis les loups-garous et les hommes. L’optique est cette fois différente des débuts, puisque les loups-garous, même s’ils sont montrés comme des gros bourrins stupides (grr brr ouaf ouaf bon chien), sont les victimes. Qui vont heureusement s’émanciper et foutre une raclée aux vilains pédalos en cuir.
Notre réalisateur a bien respecté le cahier des charges, l’ambiance sombre et crépusculaire étant très proche de celle des épisodes se déroulant à notre époque. Il a déjà contribué aux deux premiers pour les FX, donc il évolue en terrain connu : bonne maîtrise du sujet, bonne intégration des effets spéciaux, superbes éclairages. Tatopoulous, quand il ne mange pas de moussaka, est plutôt convié sur les plateaux en tant que technicien en charge des effets spéciaux (Outlander, The Ruins entre autres, et possède déjà un beau palmarès si on regarde les films auxquels il a contribué, pas mal de merdes, mais beaucoup de blockbusters.) Pour les acteurs, exit Kate Beckinsale, qui laisse ici le premier rôle féminin à la superbe Rhona Mitra, habillée comme si elle partait à une soirée cuir SM, qui partage l’affiche avec les têtes de série habituelles, notamment le très maigre Michael Sheen, véritable héros du film avec ses poils naturels, et le lugosien Bill Nighy, qui en rajoute parfois, mais qui a la grande classe avec son teint blafard.

Je m’attendais à trouver là une suite insipide suçant jusqu’à la moelle le concept de l’affrontement teinté de look goth pour ados, on en est pas loin, mais quand c’est aussi bien fait, ça calme. À vrai dire, on se laisse facilement happer par l’ambiance tant elle est épaisse et obscure, les scènes se déroulant la plupart du temps en nocturne dans le cadre du château tenant lieu d’arène. underworld309Un gros travail a été fait concernant les décors et tous les costumes, en particulier ceux des soldats avec leurs armures finement ciselées, rendant en cela une matérialisation du raffinement supposément attribué aux vampires. Tout cela contribue à s’engouffrer pleinement dans le film, et ce, malgré un scénario des plus basiques. Les effets spéciaux de qualité aident aussi à s’immerger pleinement dans la violence du cadre : d’ailleurs, il est très étonnant d’assister à autant de décapitations, membres tranchés et chairs arrachées à coups de dents. L’ensemble est extrêmement violent, et on peut dire que tout le monde en prend pour son grade de manière appuyée. Mais pour ce qui nous intéresse à savoir les lycans, on est royalement servi puisque le film leur est cette fois bien dédié. Les transformations usent, et abusent lors de l’assaut final, de la technique de morphing, mais ça reste très impressionnant à voir, bien que moins organique que les films cultes de Landis et Dante. Pour une fois on notera cette superbe cohérence qui fait que les vêtements déchirés ne réapparaissent pas une fois que la bête redevient humaine. Un truc con, mais qui énerve toujours. Bref, des loups-garous en veux tu en voilà, très bourrins, mais au design superbe, et à l’agressivité réellement bestiale.

underworld305Fini le temps cuir SM des premiers épisodes. En nous plongeant dans le passé de la saga Underworld, à la source du conflit entre vampires et lupus, ce troisième volet, graphiquement abouti, réussit son but premier de divertir, tout en nous imbibant d’une ambiance crépusculaire et très brutale.

[youtube]twIHUWSvY54[/youtube]

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