Basilisk: The Serpent King (Basilisk : Le monstre du désert) – 2006 – Stephen Furst
Dans la longue liste des productions Sci-Fi Channel consacrées aux monstres mythologiques, Basilisk: The Serpent King ne se positionne certes pas comme un chef d’œuvre du genre, mais le film trouve parfaitement sa place au sein de cette collection aux titres qui, sans êtres exceptionnels, sont à quelques exceptions près plutôt divertissants. Abordant le sujet de manière plus humoristique que réellement horrifique, le film ne semblant pas vraiment se prendre au sérieux, Basilisk se rapprocherait finalement bien plus d’un titre comme Mammouth que de Minotaur. Mais à vouloir trop en faire, le réalisateur passe à côté de ce qui aurait pu être une production tout à fait honnête, la reléguant ainsi au rang de petite série B divertissante souffrant d’un gros manque de crédibilité.
Si les 90 minutes qui passent plutôt bien sans que l’on trouve à s’ennuyer, l’ensemble est parsemé de nombreuses erreurs et petites incohérences qui entachent un peu l’humour volontaire, pas toujours très efficace part ailleurs (les 3 types jouant à Donjons & Dragons dans le métro ou encore le « strip-tease » stupide de Yancy Butler), dont il est question dans pas mal de scènes. En ce sens, on se surprend bien plus à se marrer devant des situations risibles ou à cause du jeu des acteurs qui frôle soit l’excès soit l’absence totale d’expression. Les personnages sont peu vraisemblables et leurs réactions plus que prévisibles, mais c’est avec plaisir que l’on retrouve quelques têtes connues des amateurs de séries télévisées comme Yancy Butler (Witchblade), Cleavant Derricks (Sliders) ou encore Stephen Furst (Babylon 5).
Le scénario n’est pas des plus travaillé, mélangeant maladroitement mythologie, fantastique et séquences d’action, durant lequel il est question d’un monstre terrifiant, vivant dans le désert, et emprisonné en 112 après J.C. par un groupe d’illuminés lors d’une éclipse solaire, à l’aide d’un sceptre magique.
Bien évidemment, des archéologues de mettre à jour ces vestiges du passé, les exposant immédiatement dans un musée sans vraiment les analyser, pensant qu’il s’agit simplement là de sculptures antiques liées a un culte obscur. Comme un malheur n’arrive jamais seul, c’est précisément le jour d’une éclipse qu’a lieu l’inauguration de cette exposition, réveillant ainsi l’énorme basilic qui va alors semer la terreur sur son passage… C’est ainsi qu’en plus de nos scientifiques ahuris, vont débarquer la police, les pompiers et la garde nationale, tous dépassés par les évènements, mais finalement comme on peut le lire sur leurs visages, peu surpris qu’un monstre gigantesque et dangereux puisse déambuler dans les rues… Enfin, il se passe tellement de choses étranges aux Etats-Unis, que rien ne semble plus les étonner, ce qui facilite d’ailleurs le rôle des scénaristes qui vont pouvoir se faire plaisir à inclure n’importe quoi au fil du récit, jusqu’au final hum comment dire, les mots me font défaut… abracadabrantesque.
Les effets spéciaux sont par contre étonnamment bons pour une production comme celle-ci, le reptile mythologique est vraiment réussi, même s’il est par contre dommage que les interactions avec les acteurs ne soient pas du même niveau. Le seul gros bémol est lié à la pétrification des victimes, les CGI sont vraiment grossiers lors de ces séquences, mais si cela choque les premiers temps, on oublie vite ces défauts au profit du basilic qui prend un malin plaisir à charcuter quelques humains se mettant en travers de son chemin. Car sans être gore, le film propose tout de même quelques plans assez sanglants, que ce soient des corps dévorés, une décapitation ou encore une personne tranchée en deux. Basilisk : Le monstre du désert est une petite série B qui n’a d’autre but que de divertir durant une petite heure et demie, et en cela le film tient ses promesses, surtout si on le compare à de nombreuses autres productions Sci-Fi plutôt longuettes, aseptisées et aux effets spéciaux risibles. Le film aurait par contre mérité un ton général et un traitement technique un peu plus sérieux afin de se démarquer réellement des autres titres de la chaîne… La prochaine fois peut-être !
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