Crocodile – 1999 – Tobe Hooper
Le film scandale, le choc dès les 1ere minutes, l’effroi de l’incompréhension : comment Tobe Hooper a t il pu réaliser cet horrible étron, et oser mettre son nom en tant que réalisateur ? Rassurez moi je rêve là non ? Les déceptions sont monnaie courante avec ce réalisateur mais là je crois qu’un seuil est franchi dans la merdicité.
Ne nous y trompons pas c’est un téléfilm, donc avec les moyens qui vont avec. Et les acteurs aussi. Très important ça ; enfin quand je dis acteur c’est par abus de langage. Parce que c’est vraiment merdique ; en fait toute la 1ere moitié du film est en fait un remake déguisé de Sauvé par le gong mélangé à du Melrose Place, avec un soupçon de Beverly Hills. Ah oui ça fait mal effectivement. Attends ami lecteur, reviens c’est pas fini ! Si tu es comme moi et que ton seul plaisir sera de les voir croqués par le grand vilain monstre, je pense que tu peux encore te réjouir… enfin façon de parler bien sûr.
Parce que ce n’est pas le brio de la mise en scène qui va te faire rester. Ni l’histoire, ni les effets spéciaux, ni rien du tout d’ailleurs.
Donc après la pochade adolescente sans aucun intérêt, on a le droit à des attaques de crocodile qui auraient pu être crédible si on n’avait pas l’impression de voir une barque retournée et taillée en croco se déplaçant dans l’eau avec une petite hélice astucieusement planquée à l’arrière. J’exagère à peine hélas mais quand on n’a pas du budget et qu’on prend parti de tout montrer, faut s’attendre à ce que les grosses ficelles soient visibles.
Le crocodile va s’évertuer à poursuivre les ados pour récupérer l’œuf que l’un d’eux (petit farceur) a planqué dans le sac de la pétasse en tête de distribution ; crocodile lui même poursuivi par le shérif qui aimerait bien s’en faire un sac à main. Vers la seconde moitié on a donc droit à un peu plus de mouvements, mais c’est hélas bien tard pour capter le spectateur et même cette agitation est bien peu intéressante tant les scènes sont prévisible…Par contre il est vrai que la fin m’a surpris, mais c’est la seule maigre entorse faite aux règles des films de ce genre.
On était en droit d’attendre vraiment plus d’un téléfilm dirigé par Tobe Hooper, mais il semblerait que depuis quelques films le réalisateur ait perdu la main, et à ce jour je crois bien que ce « produit » soit le plus mauvais qu’il ait fait.
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Un film de Tobe Hooper, réalisateur du terrifiant Massacre à la tronçonneuse, produit par Nu Image… voila déjà de quoi se mettre dans le bain. Et inutile d’espérer ici un nouveau Le Crocodile de la mort, car ce Crocodile là touche vraiment le fond du marais. Le film accumule les clichés, le récit est des plus soporifiques, les trucages sont perfectibles, et l’ensemble est à peine plus sanglant qu’une chute à vélo. Les situations idiotes s’enchaînent sans grande originalité jusqu’à une dernière partie un peu plus réussie que le reste. À voir tout de même pour l’hallucinante séquence durant laquelle, tel Flipper le dauphin, notre crocodile saute en tournoyant au-dessus d’une embarcation !