Deep Shock (La Créature des abysses) – 2002 – Philip J. Roth
Qu’attendre d’un film réalisé par la personne à qui l’on doit déjà Dark Waters et Boa, et qui en plus à produit des titres comme Python, Python 2 et Boa vs Python ? Si en plus je vous dit que cela à été réalisé pour la chaîne Sci-Fi Channel, vous m’aurez compris, il risque de ne pas y avoir grand chose à en tirer… Phillip J. Roth nous livre ici un film très médiocre, pompant allègrement des idées un peu de partout, manquant totalement de rythme et laissant le spectateur complètement dans le flou en ce qui concerne ses intentions. Sans doute trop ambitieux et mal fignolé, Deep Shock à du mal ne serait-ce qu’a divertir le spectateur au delà des 25 premières minutes qui je le concède sont plutôt réussies.
La première partie nous rappelle vaguement des titres comme Octopus ou encore Megalodon, avec sont sous-marin qui voit débouler sur son radar un objet non identifié à vitesse grand V ou encore cette histoire de fosse océanique qui aurait libérée une espèce géante et inconnue d’anguilles. Par contre la suite lorgne nettement plus du côté d’Abyss de James Cameron, version fauchée et loupée bien entendu. Rien de bien original donc, si ce n’est d’employer cette fois-ci une espèce qui n’avait pas encore eu sont heure de gloire dans ce genre de film aquatique. Ces dernières sont par ailleurs très intelligentes, nous l’apprenons au détour d’un scène ou l’on voit qu’elles peuvent communiquer via le matériel informatique de la station, restera juste à déchiffrer cela, ce qu’une des scientifiques de l’expédition visant à découvrir pourquoi la station à rompue le contact avec le centre de commandement parviendra à faire.
Mais quel est donc le but des anguilles ? Nous ne le saurons jamais vraiment, ce n’est certainement pas pour manger nos protagonistes, puisque ces dernières se contentent juste de faire griller les occupants à travers les parois métalliques via des décharges électriques (enfin ceci reste une déduction personnelle, mais j’avoue qu’il serait un peu con de faire chauffer une boite de cassoulet sans posséder d’ouvre boite). La seule explication à tout cela viendra des bestioles elles-mêmes qui nous diront via un écran d’ordinateur : « nous devons accomplir notre mission, pour les autres… »
Je passe rapidement sur les situations déjà vues 1000 fois dans divers métrages, qui n’apportent pas grand chose à l’intrigue ici. Le réalisateur se permet même de reprendre presque plan pour plan une des scènes phares d’Abyss, lorsque la scientifique vient à la rencontre, la main en avant, d’une des anguilles dont le corps sort du bassin communiquant de la station… Mais ici au lieu d’être émerveillé et intrigué, on se mare bien devant la tronche de la bestiole, et si l’on est tout de même intrigué par quelque chose, c’est plutôt par le mélange de drogues qu’a du prendre le concepteur des anguilles numériques pour en arriver à ce résultat.
Outre ce scénario incompréhensible, passons aux choses qui fâchent. Dans un premier temps les décors intérieur de la station, ces derniers font encore moins illusion que ceux des bâtiments sous-marins ou spatiaux des productions Nu Image et consorts. Tout ici semble en carton et plastique de récupération, les tuyaux sont mal raccordés, les claviers possèdent des touches sans inscriptions sur les touches et les écran d’ordinateurs sont en papier mâché, bref rien n’est crédible. Les CGI vont du potable au bizarre. Bizarre en effet car si les bestioles ressemblent à quelques chose quand on les aperçoit nager dans les profondeurs océaniques, rapides et plutôt effrayantes vu leur gabarit, la première apparition de l’une d’elles en gros plan aura fini de vous achever si vous étiez déjà à genoux les mains derrière la nuque. Elles semblent tout droit sorties d’une mauvaise production fantasy pour gamin, un peu cartoonesque sur les bords, on s’attendrait presque à les voir sourire !
Les attaques seront rares, mises en scène de manière chaotique et absolument sans intérêt. Comme ces dernières électrocutent les victimes, les seules gouttes de sang que l’on verra à l’écran sont celles d’un type saignant du nez après s’être cogné sur son volant et d’un gars se faisant tirer quelques balles dans le buffet.
Les acteurs ne sont pas en reste, et l’on retrouve ici pas mal de têtes connues des amateurs du genre. David Keith (Sabretooth, U-571…) semble à la manière d’un Zoolander ne posséder qu’une seule et même variante à son panel d’expressions faciales, Simmone Mackinnon (Dark Waters, Python 2, Baywatch) dont le corps n’est ici même pas mise en valeur ne fait pas des miracles non plus, sans compter sur le reste du casting composé de pas mal de têtes déjà aperçues dans les films ou productions du réalisateur ou d’autres comme par exemple Mark Sheppard (Megalodon).
Si par malheur il vous arrivez par accident de visionnez ce film, n’oubliez pas de vite remettre votre copie à un ami dans les 7 jours suivants cette date. Au delà il sera trop tard… et vous risquez de terminer comme Ratapoil, abonnés aux productions de ce genre sans pouvoir en sortir… le malheureux…
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