Killer Bees (Abeilles tueuses) – 2002 – Penelope Buitenhuis
Regent Entertainment et ses productions à faire passer les Nu Image pour des chefs d‘œuvres du DTV, nous revient cette fois-ci avec un thème encore non abordé dans leur catalogue : les abeilles tueuses. Après l’immonde Blue Demon et son requin anorexique, Glass Trap et ses fourmis ringardes, la farce qu’était Monster Island avec ses insectes fluos et ses acteurs avariés, les tentacules pixélisés de Sea Ghost et quelques autres titres du même tonneau, les producteurs confient cette fois-ci à Penelope Buitenhuis la lourde tâche de nous livrer un titre au moins aussi mauvais que les autres. Et c’est avec entrain que la réalisatrice s’attèle à réussir dans cette voie, reprenant absolument tous les clichés des films catastrophes, les amplifiant à l’extrême pour certains d‘ailleurs, pour nous conter cette histoire d’une petite ville des Etats-Unis, Sumas, envahie par un gigantesque essaim d’abeilles tueuses africaines.
Sumas, petit coin paisible de l’état de Washington peuplé de fermiers obtus refusant d’abandonner leurs fermes en cas d’alerte mortelle et d‘apiculteurs peu soucieux de la provenance de leurs « pollinisatrices », dirigé par un maire impitoyable et borné refusant de voir la réalité en face, d’autant plus que des investisseurs très importants sont sur le point de signer un énorme contrat. Mais heureusement pour les habitants devant le merdier qui les attend, le bled possède quand même sa spécialiste des abeilles, Riley Muir (Fiona Loewi), vivant de miel et d’eau fraîche (et accessoirement masochiste animalière).
Cette dernière va s’allier à la famille américaine typique (il manque juste le chien, à se demander comment il est possible d‘oublier un élément aussi important, mais ne vous inquiétez pas, les deux enfants, dont l‘ado rebelle sont bien là), en phase de divorce mais que les obscurs évènements vont finalement rapprocher. C’est le chef de famille, le shérif Lyndon Harris (C. Thomas Howell) qui va faire preuve d’un courage exceptionnel en se dressant face à cet ennemi mortel, aidé tant bien que mal par ses proches, alors qu’il est lui-même terrorisé par les abeilles. Ces dernières sont en effet responsables du décès de son père il y a de longues années… la Nature s’acharne parfois…
Un coin calme donc, mais qui n’est pas épargné par la petite délinquance, puisque quelques jeunes du coin ne trouvant rien à faire, décident de s’amuser à déverser des ruches dans les étables proches, relâchant ainsi les abeilles meurtrières qui ne demandaient pas mieux que de faire prendre l’air à leurs dards luisants de venin…
Vous vous doutez bien qu’un évènement important devait être listé dans le cahier des charges, comme dans tout bon film catastrophe animalier, car un scène de panique doit faire partie du récit. Et bien ici les scénaristes ne se sont pas emmerdés longtemps… pas question d’une fête nationale, d’un concours de barbecues comme dans Swarmed ou un quelconque défilé de majorettes, mais bel et bien de la fête du miel !!! Carrément.
Si le casting se révèle plutôt agréable malgré des rôles ultra-stéréotypés, l’ensemble du film n’est qu’une accumulations de poncifs soutenus par des dialogues d‘une banalité alarmante, d’un scénario aux évènements qui s’enchaînent au petit bonheur la chance, et d’effets spéciaux inquiétants de nullité. Ces derniers sont en effet composés des quelques plans rapprochés nous montrant de gentilles et mignonnes abeilles vacants à leurs occupations quotidiennes, et de CGI hideux pour tout ce qui concernes les attaques et les mouvements de l‘essaim.
Très mal intégrés à l’image et d’une qualité équivalente aux mouches d’Infested, c’est donc avec un grand plaisir que l’on assiste à d’incroyables agressions perpétrées par des pixels verdâtres !!! Les quelques cadavres qui viendront épicer l’histoire peu palpitante ne portent pour unique maquillage que quelques points rouges vaguement apparents sur le visage, et les assauts meurtriers des butineuses sont d’une imbécilité rarement vu dans un film mettant en scène des insectes volants. Le final est à l’image du reste, d’une platitude dramatique et parsemé d’idées que même les pires navets sont parfois réticents à nous offrir.
Un film catastrophe que l’on pourrait résumé en un mot : catastrophique.
À découvrir également :
- Deadly Invasion: The Killer Bee Nightmare (L’Invasion des abeilles tueuses) – 1995 – Rockne S. O’Bannon
- Killer Bees (La Révolte des abeilles) – 1974 – Curtis Harrington
- Die Bienen – Tödliche Bedrohung (L’Île des abeilles tueuses) – 2008 – Michael Karen
- The Savage Bees (Les Abeilles féroces) – 1976 – Bruce Geller
- The Bees (Les Abeilles) – 1978 – Alfredo Zacarias








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