King Kong – 1933 – Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack
Film fantastique et de monstre par excellence, King Kong est encore aujourd’hui une des plus grandes références dans le cinéma fantastique, un modèle du genre qui ne cesse d’inspirer un bon nombre d’œuvres cinématographiques. Très novateur à l’époque, surtout en ce qui concerne les effets spéciaux, qui n’ont absolument pas vieillit contrairement à certains autres éléments du métrage. Le thème abordé dans le film de Merian C. Cooper et d’Ernest B. Schoedsack avait déjà fait l’objet d’une production cinématographique en 1925 dans le film d’Harry O. Hoyt et de Willis H. O’Brien : Le Monde perdu, inspiré du roman de Conan Doyle, dans lequel il était déjà question de l’arrivée dans un monde civilisé d’un animal gigantesque, rescapé d’une lointaine époque. Cet intérêt est sans conteste lié aux préoccupations contemporaines des années 30 et aux diverses nouvelles sensationnelles que rapportaient alors les explorateurs qui parcourent le monde.
Ici l’ajout d’une histoire d’amour que va développer le primate géant pour la belle Fay Wray est l’élément conducteur du récit, qui bien au delà de l’aspect destructeur de la présence du monstre dans la ville de New York va permettre au film de procurer chez le spectateur une flopée de sentiments, plutôt repoussants au départ, puis qui vont finir par se transformer en compréhension puis en haine envers les hommes qui vont anéantir le monstre. Cet élément scénaristique est d’une rare intensité, nous rappelant bien évidemment La Belle et la Bête. Une trame qui peut paraître simpliste au premier abord, mais bien plus profonde qu’elle ne le laisse penser, pour peu que l’on se donne la peine de lire entre les lignes.
Film culte et magique dont il est difficile de parler tellement tout à été déjà écrit dessus, la sortie de King Kong est un évènement à dater d’une pierre blanche dans toute l’histoire du cinéma.
Les moyens mis en place à l’époque sont colossaux, le budget est énorme, les effets spéciaux novateurs sont intégrés au reste du métrage de manière quasi transparente, les décors studios sublimes (Skull Island en est le parfait exemple) pour la plupart, et les acteurs parfaits dans leurs rôles respectifs. Ce dernier point est tout de même celui qui paraît le plus daté aujourd’hui, avec ses indigènes pas toujours très crédibles. Grâce à une campagne publicitaire originale, le film à tout de suite eu l’impact qu’il méritait, sauf en France bien sur, qui considérait unanimement le film comme naïf et dangereux, mais qui finira par réhabiliter King Kong à sa juste valeur presque 30 ans plus tard.
Le film est marqué par de nombreuses séquences impressionnantes qui restent gravées à jamais dans nos mémoires, Skull Island et sa porte gigantesque, les combats titanesques dans la jungle entre Kong et des dinosaures géants ou bien évidement l’escalade de l’Empire State Building par le primate, jusqu’à sa chute qui prend le spectateur aux tripes. Bref je ne vais pas en dire plus, des milliers de liens, livres, et articles bien plus approfondis existent déjà sur ce film, il vous suffit de donner la peine de chercher un peu si vous ne connaissez pas encore ce chef d’œuvre (comment cela est-il encore possible ?). Un remake réalisé par Peter Jackson va prochainement voir le jour donc pour tous les retardataires vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas visionner l’original. Avant ce remake le film aura engendré de nombreuses suites et autres copies plus ou moins inspirées, qui sont très loin de posséder toutes les qualités de leur modèle.
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