Project Viper – 2002 – Jim Wynorski
Hey toi ! As-tu envie de voir une production SciFi Channel torchée à la va-vite par un expert en la matière ? Aucun problème, Jim Wynorski s’en occupe ! Le stock-shot, c’est son truc, on commence à le connaitre le petit Jimmy. Ça lui permet de gagner temps et argent tandis que nous, on en a pas pour notre argent la majorité du temps. Ici, on peut reconnaître entre autres des stock-shots issus de Species, comme la scène où l’armée part à la recherche de Sil qui s’est échappé du labo (dans ce cas-ci, c’est une blonde transportant Viper), ou encore la séquence où Natasha Henstridge s’enfuit en voiture poursuivie par des hélicoptères et tout le tralala. Mais Wynorski ne s’arrête pas là puisqu’il va jusqu’à utiliser la trame sonore dudit film pour l’incorporer dans le générique de son excrément cinématographique. L’introduction de Project Viper est également complètement calquée sur celle de Species II. Mais il n’y a pas que Species qui a été mutilé ici, puisque l’on retrouve un passage d’Air America avec la scène du crash de l’avion-cargo, utilisée ici pour ajouter un peu de spectaculaire. Outre déjà ces délits importants, voyons autre chose à présent.
Et côté scénario ? Sans doute que ce dernier à été accouché après seulement 10 minutes aux toilettes, le temps qu’un étron de génie lui passe entre les deux oreilles. Quel talent ce Jim. Peut-être aurait-il mieux fait de tirer la chasse, mais maintenant que nous en sommes là, que se passe t-il dans Project Viper ? Ben, une fille se fait buter par un policier sans raison apparente, et quelques secondes plus tard, sa sœur jumelle ou son clone, on ne sait pas trop, apparaît, et ce gentil petit couple s’en va dérober sans motivation évidente un prototype du V.i.p.e.r., une forme de vie créée en laboratoire et qui se trouve être un hybride mélangeant microbiologie et informatique. La blonde réussit et l’emmène dans un avion avec elle, mais, sans aucune raison encore une fois, l’avion s’écrase et le Viper se retrouve en liberté.
Du coup, une équipe de grosses têtes est montée afin de retrouver cette forme de vie (créée au départ pour être envoyée sur Mars) avant qu’elle ne détruise la planète. Alors, est-ce que vous avez compris tout ce dont je viens de vous parler? Si oui, alors envoyez-moi un email histoire que j’y vois moi-même un peu plus clair. Si non, alors on va dire qu’on est dans le même bateau, car des réponses aux questions qui nous viennent à l’esprit, le film n’en contient que très peu. Dont certaines qui resteront dans l’oubli le plus total, tout ça pour vous dire que l’intrigue a été sabotée en à peine 15 minutes (et ils s’y ont mis à deux pour ça! Les mêmes types qui ont pondu le scénario de They Crawl. Vous me suivez?).
Outre une histoire pas vraiment cohérente du tout, ainsi que du stock-shot à gogo, ce téléfilm accumule les séquences invraisemblables, comme des fusillades durant lesquelles deux civils arrivent à maîtriser tous les types de la garde nationale qui se trouvent à proximité, et des dialogues loin d’être inspirés (Qu’est-ce qui se passe? Bah, j’en sais rien. Où est la piste d’atterrissage? J’en sais fichtre rien!). Du côté des acteurs, on retrouve Patrick Muldoon (Ice Spiders, Starship Troopers, The Second Arrival) qui joue un rôle assez similaire à celui que tenait Michael Madsen dans Species. Tandis que Theresa Russell (Spider-Man 3, Earth vs the Spider) devient l’alter ego de Marg Helgenberger, la scientifique du film précité bon nombre de fois. A noter aussi, la présence de Lorissa McComas, mannequin de Playboy qui a fait la bimbo dans Raptor, qu’on pourra reconnaître ici dans un rôle ou on regrette le fait qu’elle n’exhibe pas sa poitrine siliconée, Jim nous à habitué à mieux de ce côté là.
Pour ce qui est des attaques, eh bien! Toutes celles de la première partie du film se déroulent hors-champs, ce qui est loin d’être très réjouissant. Pour ce qui est de la seconde partie, on en voit un peu plus sans pour autant être subjugué. Dommage, car la créature est capable de dissoudre ses victimes, et on aurait pu s’attendre à quelque chose comme l’avait fait Le Blob de 1988. Mais non ! Quant à la bestiole, elle est comme les attaques, quasi-invisible dans la première partie puis bien plus révélée dans la deuxième. En gros, on dirait une sorte d’escargot avec des tentacules qui dégouline de slime d’un peu partout. Elle est constitué entièrement de CGI, qui font penser aux trucs informes de Sea Ghost, version quelque peu améliorée.
Côté technique, Jim Wynorski s’en sort plutôt bien je dois dire, ce qui fait que ce téléfilm se laisse suivre sans trop d’embûches malgré le fait que le contenu soit hasardeux.
En somme, je ne vous engueulerai pas si vous décidez d’en faire la vision par vous-même, mais quand vous viendrez poster votre avis, ne venez pas dire que je ne vous avais pas prévenu. C’est du Wynorski tout craché et donc ça reste un téléfilm plat, sans ambitions, incohérent, à la créature entièrement numérique (d’ailleurs, le design de la créature n’ayant pas été trouvé, ils ont décidé de tourner quand même et en ont rajouté le monstros à la fin) et garni de stock-shots recyclés par ce gentil petit Jimmy. La prochaine fois, tire la chasse !
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