Skinwalkers – 2006 – James Isaac
Un Skin-walker selon les légendes amérindiennes est un être doué de la capacité de se transformer en l’animal qu’il veut. Qui dit hommes-animaux, dit hommes-loups, dit lycanthropes. Eh voilà venir Skinwalkers, un énième film traitant de la lycanthropie réalisé par James Isaac (Jason X, House III), un fan de Cronenberg (n’hésitant pas à le remercier dans le générique.
Timothy (Matthew Knight, The Grudge 2) est un petit garçon dont tout le monde dans le comté de Hughenot semble prêter grande attention, de l’oncle interprêté par Elias Koteas (Cyborg 2, The Prophecy, Gattaca) jusqu’au facteur. Mais toute cette attention est surtout dûe au fait que Tim est un garçon très spécial, d’après une légende (toujours les fameuses prophéties), un garçon issu d’un croisement entre lycan-humain aura le pouvoir de rendre les loups-garous humains lors de ses 13 ans et justement… Timmy va bientôt avoir 13 ans. Mais voilà ça ne fait pas le bonheur de tout le monde! On peut comparer plusieurs éléments du film à Star Wars, de gentils lycanthropes voulant retrouver leur humanité (les jedis) et de méchants loups-loups ne voulant vivre que pour chasser et se nourrir (les siths). Un jeune garçon viendra rétablir la force on ne sait trop comment au début. Mais la scène qui tend à penser à Star Wars, c’est bien l’annonce comme quoi le méchant du film Varek (Jason Behr, D-War, The Grudge, Roswell) serait le papa de l’élue venant rétablir l’harmonie dans la galaxie. Comment est-ce qu’un gentil loup-garou tombe dans le côté obscur de la force? Le sang bien sûr pour ceux qui aurait vu le film sans comprendre la raison de la méchanceté soudaine de certains. C’est comme avec les lions ou les ours, fait leur goûter le sang humain et ils vont en raffoler. Alors Timothy s’embarque dans une folle aventure avec sa mère Rachel (la belle Rhona Mitra qui ne met pas son physique en avant dans ce film, rôle de maman oblige, Shooter, le prochain Doomsday de Neil Marshall) ainsi que de gentils skinwalkers qui devront protéger l’enfant à tout prix en attendant le jour de leur libération de cette malédiction.
Le casting contient plusieurs têtes connues et ils font tous leur boulots. Le jeune Matthew se débrouille comme il le peut. C’est un môme avec un rôle de môme, donc c’est normal qu’il fasse une crisette de temps en temps (Tim : Vous m’aviez dit qu’il était mort… Agnangnangnan), prenne une mauvaise décision malgré l’interdiction (Rachel : N’ouvre pas cette porte! Tim : Agnangnan… Rachel : N’ouvre pas cette porte!… Oups! Trop tard!), etc.
On remarquera aussi Natassia Malthe (la ravissante vampire de Bloodsuckers ou la nouvelle Rayne de Bloodrayne II) en méchante louloute sexy. Les effets spéciaux sont signés des studios de Stan Winston, mais pas de Stan Winston lui-même. En gros, les lycanthropes du film ressemblent beaucoup à ce qu’avait fait Winston dans The Monster Squad, mais le maître des effets spéciaux lui-même a dit dans une interview que si c’était lui qui s’en était occupé, il aurait fait quelque chose de différent. Comme quoi, refaire ce qui a déjà été bien fait ne donne rien, il faut voir autrement. Malgré tout, ils ne sont pas trop mal torchés.
Si le scénario est convenu, un point non-négligeable du film est le rythme. Car l’action est omni-présente. Dans la première partie, on a surtout droit à des gun-fights, mais dans la dernière partie, c’est l’affrontement inévitable entre les vilains contre le gentil lycan qui se laisse aller pour une fois. Tout ça pour voir ce qui va se passer à minuit avec notre Luke Skinwalker (jeu de mots facile, mais bon, c’est l’intention qui compte). Un film distrayant garni de bons effets spéciaux malgré la banalité du scénario ou de certaines scènes. On aurait pu s’attendre à plus de la part de ce Skinwalkers, mais on se contentra de ce divertissement. Si vous le voyez sur les étagères de votre videoclub, je ne le vous déconseille pas. Jetez-y un oeil.
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Une série B en effet assez moyenne. Les loups-garous ne sont pas très effrayants, le film met un bon moment à démarrer, et certaines scènes sont horriblement loupées, je pense en particulier à la fusillade du début. La suite est un peu plus sympathique, mais pas vraiment de quoi se relever la nuit (même une nuit de pleine lune).