Webs (La Reine des prédateurs) – 2003 – David Wu
Le résumé ci-dessus ne vous fait-il pas penser à une série télé des années 90 qui parlait de voyages d’univers parallèles ? Sliders évidemment! Webs parle en gros d’un groupe d’électriciens balancé par une machine dans un univers parallèle où le monde a été envahi par des reines araignées géantes qui, à la suite d’un venin injecté, transforment les hommes en esclaves-hommes-araignées avec de longues griffes, une très laide dentition et du mascara sur le bord des yeux pour faire plus zombiesque. Voilà qu’après une scène où l’un des électriciens se fait buté par un de ces mutants, la reine nous est présentée et elle a un look proche d’une araignée avec une immondice de Society (à cause de ses seins tombants et de l’espèce de cul qu’elle a sur la tête). Étrange créature, mais qui se révèle mieux foutue que nombre de monstres du bestiaire de Scifi Channel (car oui, SciFi Channel est un distributeur de ce téléfilm et ceci est un Sci Fi Pictures). Les petits spider-men de celle-ci sont eux-aussi pas mal, bien qu’on dirait que leur dentier va tomber. Comment sont apparus toutes ces saletés? Tout simplement parce que quand le docteur Morelli (Colin Fox), créateur de la machine, voyagea pour la première fois dans un autre univers, une race d’araignées venu d’on ne sait où (probablement de l’enfer, c’est moi qui vous le dit) traversa aussi le portail et elles envahirent ce monde.
Le casting est composé de Richard Grieco (Phantom Force, A Night at the Roxbury), Kate Greenhouse (Roswell : The Aliens Attack) et Colin Fox (Scanners III, Gnaw). Les acteurs ne jouent pas mal, mais leurs dialogues sont pour ainsi dire crétins la plupart du temps. Par exemple, Crane (l’un des survivants) n’aime pas le nouvel arrivant Dean (Grieco), il commence à parler au docteur Morelli en débitant des dialogues du genre «Il est dangereux. Il est une menace pour nous. Nous courons à notre perte avec lui… Blablabla», que c’est crétin!
Les attaques sont avec leur dose de sang (sang noir pour les vilain spider-men, sang rouge pour les humains). Les hommes-araignées attaquent souvent en griffant ou en mordant tel un zombie des films de Romero, mais ils se font principalement trouer la peau par les tirs de shotgun ou par les barres de fer qu’utilisent les survivants.
Les attaques de la reine (au nombre de deux) ne sont par contre guère mises en valeur. Une au début où elle arrache la perruque (c’est ce que je vois) d’une femme agonisante par terre et une où elle s’attaque au docteur Morelli et elle se passera hors-champ. Le final où nos héros s’enfuient de cet univers cauchemardesque nous épargne une fin facile où le couple se fait un calin, heureux d’être de retour dans un monde normal. Difficilement crédible ce Chicago, sinon c’est devenu la machine à remonter dans le temps (en même temps ça fait penser à un épisode de Sliders). Les effets spéciaux sont tout ce qu’il y a de correct et malgré que les conversations et les réactions des personnages deviennent stupides par moments, le téléfilm se laissera regarder et vous plaira si la série télévisée Sliders vous avait plu.
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Téléfilm assez moyen, divertissant dans l’ensemble mais aussitôt oublié une fois la télécommande reposée. Les personnages sont transparents, les effets spéciaux ne sont pas toujours des plus réussis (surtout les CGI), les dialogues sont souvent risibles, mais le scénario un peu original (difficile en effet de ne pas remarquer le parallèle avec Sliders) me fait être un peu plus clément envers cette production. Webs est loin d’être la pire des productions diffusées sur Sci-Fi Channel, mais également loin d’être parmi les meilleures…