Wild Grizzly (Sur la piste du grizzly) – 1999 – Sean McNamara

23/12/2009 nachthymnen Commenter Allez aux commentaires
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Wild Grizzly

Wild Grizzly
Aka : Sur la piste du grizzly, La Peau de l’ours
Genre : Ours tueur

USA, 1999, 96 min
De Sean McNamara
Avec Daniel Baldwin, Valerie Bickford, Christopher Doyle, Fred Dryer, Patrick Ecclesine, etc.


Suite à l’attaque d’une famille dans les bois, une femelle ours est capturée puis installée avec ses oursons dans un centre situé à Pine Lake, petite ville montagnarde. Seulement l’arrivée de l’ours en ville et la protection de la nature ne sont pas du goût de tous dans cette communauté, et des personnes mal intentionnées vont faire échapper l’ours qui va alors semer la terreur dans le coin…

wildgrizzly05Produit pour la télévision courant 1999, Wild Grizzly s’inscrit donc dans la longue série des ours tueurs au cinéma, sans doute relancé par la sortie deux ans auparavant du sous-estimé A couteaux tirés mettant en scène Anthony Hopkins et Alec Baldwin. Réalisé par Sean McNamara, à qui l’on doit des horreurs comme 3 Ninjas: High Noon at Mega Mountain, réunissant Hulk Hogan et trois morveux insupportables, le film proposé ici est tout de même loin de cette purge. Si l’ensemble manque singulièrement d’originalité, le film n’en demeure pas moins un divertissement honnête, et ce malgré quelques incohérences, situations invraisemblables ou passages bien cul cul la praline.

Nous avons droit à une mise en place très normalisée : une famille américaine typique part pique-niquer en nocturne dans les bois avant de subir les assauts d’un ours, qui au passage ne blessera personne si ce n’est la voiture et une pauvre tente qui n’avait rien demandée. La femelle grizzly, en véritable force de la nature n’est même pas effrayée par les cris stridents des gamins, qui pourtant procurent de quoi faire fuir un troupeau de raptors affamés… wildgrizzly07S’ensuit l’habituelle présentation de tous les protagonistes du récit : la mère qui vient s’installer en ville avec son fils, un jeune rebelle ne s’étant pas remis de la mort de son père, une jeune cruche dont il va tomber amoureux et dont le père est à la tête des forces de l’ordre du bled (et qui en profite pour draguer la mère, c’est du propre), et des méchants très très méchants, bref aucune surprise de ce côté-là. Et si l’interprétation d’acteurs comme Michele Greene ou Fred -Rick Hunter- Dryer est tout à fait correcte, les personnages sont par contre sans reliefs et inintéressants au possible. En effet les relations et les sentiments dégagés par tout ce beau monde ne sont absolument pas vraisemblable un instant.

Il va falloir faire avec tout ça pendant à peu près une heure, ce qui commence à faire long. Entre temps l’ours est libéré, fait un peu son malin en effrayant les passants dans le centre ville, avant de s’enfuir dans la forêt. Toute les autorités sont alors conviées sur place afin de chasser le monstre qui aura, lors de son évasion, tué un gardien. Mais Josh, notre jeune citadin, ne le voit pas du même œil, et il ne faut pas le prendre pour le dernier des couillons Josh, puisque la veille il à été sur Internet lire quelques pages sur les grizzlys, et qu’aujourd’hui il en sait plus que tout le monde sur leur comportement. Il décide donc de partir seul capturer la bête malade, afin de la sauver de ces montagnards bouseux, qui décidément ne comprennent rien à rien. wildgrizzly09Tel un John Rambo, Josh prépare son équipement, mais avec beaucoup moins de minutie cependant. A se demander pourquoi il embarque une canne à pêche pour aller chasser un ours… enfin, une fois son sac rempli de matériel d’escalade, de sandwichs destinés à attirer l’animal sauvage et tout un bordel électronique à faire pâlir ceux qui fournissent James Bond en gadgets, il se met en route, tel un aventurier aguerri. La suite est des plus communes, rejoint par la jeune fille, ils vont vivre des moments d’amour et de terreur etc. Inutile de vous faire un dessin, nous assistons ici à une production familiale des plus classique, mélangeant sans réelle surprise mélodrame et aventure.

Venons en un peu à l’ours, qui apparaît dans de nombreuses scènes souvent impressionnantes, en partie grâce à la prestance de l’animal, mais malheureusement plutôt plates en ce qui concerne la mise en scène et le montage. Le grizzly est en effet désespérant seul à l’image, aucune interaction avec le moindre cascadeur n’est à noter, si ce n’est les trucages animatroniques utilisés à la fin du film. De plus, les mises à mort ayant lieu hors champ, l’ours ne dégage pas vraiment la férocité que l’on lui attribue. Dommage car le travail de dressage semble de très bonne facture et un peu plus de rythme lors séquences de panique aurait véritablement pu hausser l’ensemble vers le haut.

Malgré quelques points relativement médiocres, Wild Grizzly demeure un téléfilm qui se laisse regarder lors d’un ennuyeux dimanche pluvieux, même s’il est préférable de se tourner vers des titres comme Grizzly, The Edge ou encore Prophecy pour peu que l’on recherche quelques moments de frayeur.

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Categories: Animaux tueurs, Ours
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